Québec psychologique

Énurésie

Énurésie

Énurésie

Émission involontaire d’urine chez l’enfant, pendant le sommeil (pipi au lit), plus rarement pendant le jour dans les vêtements. Il s’agit d’un désordre fonctionnel, qu’il ne faut pas confondre avec l’incontinence d’origine organique (paralyse vésicale, ou affection névraxitique). Cette miction involontaire est inconsciente ; elle est la règle chez les nourrissons, mais la discipline et le dressage en ont généralement raison vers l’âge de deux ans.

Chez l’enfant, par ailleurs normal, l’énurésie a été attribuée à des causes diverses.

a) Les unes somatiques. Hypertonie vésicale, de à une dystonie neurovégétative intéressant le plexus pelvien, spina bifida occulta, débilité motrice avec hypogénésie pyramidale (Prosper Merklan).
b) Les autres psychogènes et d’origine affective.

La théorie freudienne distingue deux groupes de faits (Mme Codet) :

1) Celui de jeunes sujets qui, par infantilisme affectif, ne veulent pas abandonner les habitudes de l’enfance ;

2) Celui d’enfants plus âgés chez qui l’accident urinaire apparaît en quelque sorte épisodiquement, à la suite d’un conflit affectif, d’un choc moral, véritable réaction affective de protestation ; dans ces cas, l’énurésie peut alterner avec l’onanisme à titre d’équivalent.

Dans la pratique, les facteurs physiologiques et les facteurs affectifs s’associent souvent ; mais les cas d’origine purement psychogène ne sont pas rares ; c’est ainsi qu’on a signalé la fréquence relativement grande de l’énurésie dans les orphelinats.

Le traitement doit être individualisé après étude minutieuse organique et psychique de chaque cas particulier. On a signalé, depuis longtemps, l’influence favorable dans un certain nombre de cas d’un changement de milieu, d’un voyage. On a préconisé, comme moyens physiologiques, la réduction des liquides au repas du soir, le réveil et une miction provoquée quelques heures après l’endormissement, les injections épidurales, les médications antispasmodiques (belladone, acide phosphorique).

L’action psychothérapie comporte une préalable attentive du milieu familial des situations conflictuelles possibles, qu’on s’efforcera de résoudre.

Ant. Porot (cité du Manuel de Psychologie, Paris, 1956).

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