Professions et métiers

Vétérinaire

Vétérinaire

Vétérinaire

La profession de vétérinaire a connu une évolution considérable depuis l’ouverture de la première école à Lyon, en France, au milieu du XVIIIe siècle, notamment en 1761. C’est un écuyer du roi Louis XV, Claude Bourgelat, qui fonde cette école.

Visionnaire, M. Bourgelat vent donner à l’enseignement une perspective qui va bien au-delà de la maréchalerie. Il est convaincu que l’étude de la biologie et de la pathologie animales aideront à mieux comprendre l’être humaine.

Au Québec, l’École vétérinaire française de Montréal, affiliée à l’Université Laval et devenue depuis (en 1919) la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, a été fondée en 1886 par Victor-Théodule Daubigny.

Nul doute, le vétérinaire du XVIIIe siècle, dont la principale tâche consistait à ferrer les chevaux, serait abasourdi de se retrouver dans le laboratoire du Centre de recherche en reproduction animale de l’Université de Montéal, où on a cloné Starbuck.

Cependant à l’époque de la fondation des premières institutions de l’enseignement dans le domaine des sciences vétérinaires, c’était un geste courageux de la part de ces pionniers parce que, contrairement à la pratique privée lucrative, l’enseignement était peu payant et attirait un nombre restreint de jeunes.

Les étudiants de l’École vétérinaire de Montréal touchaient à tout : à la zoologie, à la botanique, la physiologie, l’histologie, la botanique… Ils suivaient des cours de pathologie externe et interne, des cours de médecine comparée, sans oublier les cours d’anatomie…

À ses débuts, la médecine vétérinaire vise principalement à soigner les chevaux, le moyen principal de transport des gens et des marchandises. Vers la fin du XIXe siècle, la médecine des bovins et la santé des animaux de ferme prennent le relais des soins aux chevaux.

À la fin des années 1920, l’école déménage de Montréal à Oka, où elle cohabite avec l’école d’agriculture des pères trappistes (c’est à cette époque que naît la fameuse poule de la race Chanteclerc).

En 1945, l’entente entre les pères trappistes et le gouvernement du Québec prend fin et l’École de médecine vétérinaire déménage alors de nouveau pour s’installer à Saint-Hyacinthe dans des anciennes baraques. Ensuite, l’American Veterinary Medical Association retire son agrément à l’école qui secouée et exsangue devra travailler d’arrachepied pour répondre aux normes de l’association. Il faudra atteindre jusqu’en 1952 pour que les travaux de construction d’un nouveau bâtiment débutent et c’est en 1954 que l’école retrouve son agrément.

En 1968, l’école vétérinaire devient une faculté de l’Université de Montréal, sa seule faculté de médecine vétérinaire francophone en Amérique du Nord, et se détache donc du patronage du ministère de l’Agriculture. Tout le long de son histoire, l’École vétérinaire de Montréal doit lutter pour survivre. Après avoir connu les affres de la crise économique de 1929, l’influence religieuse dans les années 1930 et 1940, sa petite révolution à la fin des années 1960, s’amorce le virage technologique.

Aujourd’hui, le Centre hospitalier universitaire vétérinaire est devenu un complexe médical unique, prodiguant des soins jour et nuit, 365 jours par année.

La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal loge à Saint-Hyacinthe et son prestige rejaillit sur toute la communauté universitaire.

Mais à l’heure des zoonoses et de la sécurité alimentaire, le Québec manque cruellement de vétérinaires. D’ailleurs, la formation requiert des équipements toujours plus sophistiques et un accroissement d’étudiants nécessitera de nouveaux lieux d’enseignement et de recherche.

Ainsi, il y a une pénurie de vétérinaires qui touche toute l’Amérique du Nord. L’Université de Montréal envisage dans ce contexte la construction d’un nouveau centre d’apprentissage qui, idéalement, ouvrirait ses portes vers 2015.

chevaux

Il y a une pénurie de vétérinaires au Québec. Photo : © GrandQuebec.com

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