Professions et métiers

Agriculteur, agronome

Agriculteur, agronome

Agriculteur, agronome

Depuis les débuts du Canada, l’agriculture a été au cœur du mode de vie et de l’économie du pays. Aujourd’hui encore, même si la part de la population qui en vit a diminué, l’agriculture demeure un secteur économique de première importance.

Au Québec, un certain nombre d’institutions, dont l’Institut de technologie agroalimentaire offrent les programmes de DEC et plusieurs agriculteurs ont été plongés dès l’enfance dans l’univers de l’agriculture et après leur secondaire ils ont poursuivi leurs études en gestion et exploitation d’entreprise agricole.

C’est l’Université Laval qui offre le programme en français de Baccalauréat en agroéconomie qui permet d’acquérir des compétences en agronomie, en gestion et développement des entreprises, en mise en marché et commercialisation des produits alimentaires et en politiques agricoles. Ce programme permet d’intervenir tout au long de la chaîne agroalimentaire, de la production à la consommation, en passant par la distribution, la transformation et la gestion des approvisionnements.

En tant qu’agronome, le diplômé aura pour tâches de conseiller et d’aider les producteurs agricoles sur différents aspects de l’exploitation de leur entreprise en agroéconomie (économie et gestion agroalimentaires), sur le financement des exploitations agricoles, les assurances agricoles en cas de pertes, la planification et gestion de la production, ainsi que sur de nombreux autres aspects.

L’agronome conseille et renseigne les producteurs agricoles sur tout ce qui concerne les méthodes des cultures, la fertilisation des sols, l’informatisation de la production, le développement des technologies en agriculture ou la transition à celles-ci, l’application de nouvelles méthodes de production, la transition à l’agriculture biologique, la planification et organisation de la production, l’optimisation de la production…

Bref, le producteur consulte l’agronome sur tous ces aspects concernant la gestion de leur entreprise et applique ses recommandations.

En sciences et technologies des aliments, le spécialiste est responsable de gérer, coordonner et superviser les procédés de transformation des aliments, ainsi que superviser le personnel ouvrier affecté aux opérations dans une industrie alimentaire. Il peut être appelé à superviser et à contrôle la qualité des produits qui ont été transformés en usine.

Il faut voir à la reproduction et à l’alimentation du troupeau, superviser la traite, le nettoyage et les soins à donner aux bêtes et passer une partie de la journée dans les champs ou bien réparer de la machinerie… Il faut superviser la culture de centaines d’acres de céréales, de maïs, de cultures de fourrage, de grains et d’autres cultures. C’est cet expert qui décide de ce qu’on va semer dans les champs, du moment de la récolte ou de la fertilisation.

La passion de l’agriculture et des animaux est nécessaire pour faire ce métier, parce qu’on doit beaucoup s’y investir : il ne faut pas avoir peur du travail ni compter ses heures. C’est un métier difficile et on se lève dès cinq heures du matin ou plus tôt.

Pour devenir agriculteur, il faut connaître le milieu agricole et agroalimentaire; avoir des aptitudes en sciences biologiques et chimiques; posséder un sens de l’observation, du jugement et souci du détail pour être capable de déceler des problèmes que rencontrent les producteurs;  avoir une capacité d’analyse et de synthèse et curiosité scientifique pour analyser les différents problèmes de production ou de gestion de l’entreprise; avoir un sens des responsabilités car il est responsable de l’ensemble des opérations de l’entreprise et avoir un sens de l’initiative car il prend souvent des décisions seul lorsqu’il y a des problèmes.

Il faut savoir quand semer, récolter ou faire les foins. Parfois, on s’improvise vétérinaire pour soigner une bête malade ou blessée. Il faut aussi être un touche-à-tout. Il faut être bon en mathématiques pour calculer les portions de grains à donner aux animaux et il est très utile de s’y connaître en menuiserie et en charpenterie pour réparer une clôture.

Un agronome peut être employé par des compagnies agricoles, compagnies d’alimentation animale, compagnies forestières, firmes d’agronomes, Agriculture Canada (institution gouvernementale), l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Société du crédit agricole du Canada, Centre québécois d’inspection des aliments et de santé animale, laboratoire d’expertises et d’analyses alimentaires, Financière Agricole du Québec, Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, Commission de protection du territoire agricole du Québec, Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec, plusieurs industries agricoles et agroalimentaires, fabricants d’aliments pour animaux et organismes de recherche et développement en agronomie, tels Agrinova à Alma, Centre de recherche et développement sur les aliments à Saint-Hyacinthe, Centre de recherche et développement sur les sols et les grandes cultures à Québec, Institut Maurice-Lamontagne à Rimouski Centre de recherche sur le bovin laitier et le porc d’Agriculture Canada à Sherbrooke, Centre de recherche et développement en horticulture d’Agriculture Canada à Saint-Jean, etc.

Au Québec, pour pratiquer en tant qu’agronome, il faut devenir membre de l’Ordre des agronomes du Québec. Un professionnel doit réussir un examen d’admission et n’est que la suite qu’il pourra obtenir son permis de pratique et agir en tant qu’agronome. La concentration en chimie du Baccalauréat en sciences et technologies des aliments permet de devenir membre de l’Ordre des chimistes du Québec afin de pratiquer en tant que chimiste.

Notons finalement que l’Université McGill offre des programmes en anglais dans le domaine : Agricultural economics major, Animal science major, Plant science major, Agricultural sciences internship major, Agricultural sciences major ou General agricultural science major, Bioresource engineering major ou Agricultural engineering.

jardin potager

Un jardin potager en Montérégie. Photo : © GrandQuebec.com

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1 commentaire

  1. Pe Louoguea SIMMY

    2013/06/11 at 7:29

    Bonjour , je suis guineen, j`habite actuellement a Bangalore-Inde pour des raison de Formation…je titulaire d`un Diplome de Maitrise en Sciences Botniques. Je sollicite une Formation de perfectionnement relative a la qualification du travailleur Quebecois, dans le domaine de l`Agriculture. Je desire egalement un programme d`immigration pour le Quebec. Pour toutes ces raisons, je vous pries de bien vouloir me fournir tous les renseignements disponibles ………..

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