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Jardins des Plantes

Jardins des Plantes

Les Jardins des Plantes

Ce sont des progrès observés dans l’étude de la botanique en France qui furent à l’origine du jardin du Roi à Paris. En effet, en 1626, Guy de La Brosse, médecin ordinaire de Louis XIII et botaniste, adresse une supplique au roi. Dans cette demande il expose son projet de créer un jardin d’herbes médicinales, autrement dit à vocation médicale, semblable à celui qui existait à Montpellier depuis 1593.

Par lettres patentes datées du 6 juillet 1626, le roi accorde à Guy de La Brosse l’autorisation officielle et charge de La Brosse et le botaniste Jean Héroard, d’acquérir un terrain.

Les deux savants jettent  leur dévolu sur vingt-quatre arpents de terre appartenant à l’abbaye Sainte-Geneviève, hors les murs de Paris.

Ce terrain, situé au sud du faubourg Saint-Victor, alors utilisé comme décharge de détritus et de gravois, s’étendait jusqu’à l’endroit où la Bièvre est dérivée vers la Seine.

Les botanistes appellent ce site Jardin royal des plantes médicinales. Son ouverture a lieu en 1640.

Charles Bouvard, premier médecin du roi, en est nommé surintendant et reçoit pour l’occasion un acacia d’Amérique importe en France en 1601 du Canada par le botaniste Jean Robin. Ainsi, la première fleur plantée dans le nouveau jardin qui allait devenir le jardin le plus célèbre en France, a été introduite du Canada.

Dès les premiers mois, les locaux, le mode des désignations des professeurs, les matières enseignées, l’organisation des cours furent l’objet de querelles et d’incidents qui opposèrent de La Brosse et Héroard.

Autant de mésententes, auxquelles se mêla la Faculté de médecine, qui ne cessèrent qu’en 1641, à la mort de Guy de La Brosse.

Une cinquantaine d’années plus tard, en 1693, Colbert engage le médecin et botaniste Fagon, brillamment secondé par Antoine de Jussieu, pour relever le jardin du déclin qu’il connut après la mort de La Brosse.

Pendant la Révolution, après la longue surintendance de Buffon, le jardin est rebaptisé Jardin des plantes de Paris et ses diverses installations ont formé le Musée national d’Histoire naturelle.

jardin des plantes

Jardin des plantes. Photo : © GrandQuebec.com

fremiet

Statue d’Emmanuel Frémiet, sculpteur français du XIXe siècle, en train de sculpter sa statue Le dénicheur d’oursons, au Jardin des Plantes. Ce monument a été réalisé par Henri Greber. La statue Le dénicheur d’oursons se trouve elle aussi au Jardin des Plantes. Photo : © GrandQuebec.com

monument de bouffon

Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), qui a dirigé le Jardin du Roi pendant 50 ans. Sa notoriété internationale et son travail acharné font du jardin l’un des phares scientifiques du siècle. Photo : © GrandQuebec.com

lamarck

Monument de Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet, chevalier de Lamarck (1er août 1744 – 1829), naturaliste français qui a réalisé la classification des invertébrés, qui regroupent environ 80% des animaux. Il est un de ceux qui ont pour la première fois utilisé le terme de biologie pour désigner la science qui étudie les êtres vivants. Il a été le premier à proposer une théorie matérialiste et mécaniste des êtres vivants à partir de laquelle il a élaboré une théorie de leur évolution. Il a été ainsi un des rares évolutionnistes à avoir compris la nécessité de l’évolution des êtres vivants. Photo : © GrandQuébec.com

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