Palais et chateaux

Domaine de Montreuil

Domaine de Montreuil

Domaine de Montreuil (Domaine de Mme Élisabeth)

Présentation de l’édifice

Le domaine de Madame Élisabeth on domaine de Montreuil est la résidence de la sœur de Louis XVI, Élisabeth Philippine Marie-Hélène de France, donnée par le roi en 1782.

L’orangerie a été construite au nord du domaine durant le troisième quart du XVIIIième siècle sous la direction de l’architecte Alexandre Etable de la Brière pour les princes de Guéméné, propriétaires du domaine avant Mme Élisabeth.

Originellement constituée d’une vaste salle au rez-de-chaussée et ouverte uniquement au sud, l’édifice est laissé à l’abandon entre 1792 et le début du XIXième siècle.

En 1801, un inventaire par l’architecte François Ducos donne une description détaillée du domaine; l’orangerie est toujours dans son état d’origine. Elle est profondément modifiée dans les années suivantes pour être transformée en maison d’habitation : création d’un étage, percement de nombreuses fenêtres supplémentaires au nord, à l’est et au premier étage de la façade sud.

Le décor de pilastres et de tables a certainement été mis en œuvre à cette époque.

Le domaine de Madame Élisabeth est classé par les Sites depuis 1953. Les façades et toitures de son orangerie sont inscrites parmi les Monuments Historiques depuis 1980.

Utilisation du nom de Montreuil au Québec

Borné à l’ouest par l’Ontario, le canton de Montreuil s’étend à une vingtaine de kilomètres au nord de la baie Paulson du lac Témiscamingue, vaste élargissement de la rivière des Outaouais, et à environ 50 kilomètres au sud-ouest de la ville de Rouyn-Noranda. Le sol de cette entité territoriale de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, arpentée en 1915, fut vite considéré de bonne qualité et assez propice à l’agriculture. C’est ce qui incita d’ailleurs des colons à s’établir à Roulier, hameau se trouvant au centre du canton et desservi par un bureau de poste du même nom de 1937 à 1969.

Le toponyme Montreuil, officialisé le 16 octobre 1920, honore la mémoire d’un des officiers qui vinrent défendre l’Amérique française lors de la guerre de la Conquête (1755-1760). Pierre-André Gohin, comte de Montreuil, vit le jour le 16 novembre 1722 à Angers, actuel chef-lieu du Maine-et-Loire. Son titre de Montreuil vient d’un mot du latin médiéval désignant une petite église, voire un prieuré. La commune dont il l’aurait tiré, Montreuil-Juigné (anciennement Montreuil-Belfroy), se situe sur la rive droite de la Mayenne, à peine à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du lieu de sa naissance. Le château de Montreuil serait à l’origine du titre de noblesse d’un des officiers qui se sont distingués lors de la guerre de la Conquête et dont le nom d’un canton québécois honore la mémoire.

Entré dans le régiment de Piémont à l’âge de 20 ans, Gohin de Montreuil débarqua à Québec le 26 juin 1755, année même quand il fut fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Aide-major général des troupes régulières françaises au Canada, il seconda le baron Jean-Armand Dieskau, puis le marquis de Montcalm lors de divers engagements contre les Britanniques. Il ne put cependant empêcher Dieskau d’être blessé, puis capturé à la bataille du 8 septembre 1755, près de l’emplacement du futur fort William-Henry (Lake George, dans l’État de New York). Après avoir participé aux batailles des Plaines d’Abraham (septembre 1759) et de Sainte-Foy (avril 1760), Montreuil rentra en France. Il occupa alors différentes fonctions, dont celle de gouverneur général de Saint-Domingue (1763-1764), puis mourut après 1793.

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Façade du Domaine Montreui. Source de la Photo : ℍenry, encyclophile

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Domaine de Montreuil, vue de la façade latérale (à gauche). Photo : © GrandQuebec.com.

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