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Opéra Garnier

Opéra Garnier

Opéra Garnier

L’idée d’un grand Opéra, dédié à la danse et à la musique, a été conçue par Napoléon III qui déclare par le décret du 29 septembre 1860, d’utilité publique la construction d’une belle salle d’opéra qui occuperait un vaste terrain dégagé au croisement de quelques nouvelles rues et boulevards, ouverts par le baron Haussmann, préfet de Paris.

Après un grand concours, c’est le projet de Charles Garnier qui est retenu à l’unanimité. On raconte que lorsque Garnier présente ses plans à l’Impératrice Eugénie, elle s’étonne : quel affreux canard, ce n’est pas du style, ce n’est ni grec ni romain ! , à ce que l’architecte aurait répondu : c’est du Napoléon III, Madame !

En effet, l’Opéra est un mélange exubérant de baroque, de faste et d’éclectisme et c’est le monument le plus représentatif de l’art officiel du Second Empire, symbole de luxe et des plaisirs parisiens.

Par sa superficie, l’Opéra, c’est le plus grand théâtre d’Europe (172 mètres de long, 124 mètres de large et 79 mètres de haut). Sa salle peut accueillir plus de 2000 spectateurs.

Le corps de la façade est de structure classique, mais agrémenté d’un décor abondant avec un vestibule de sept arcades décorées de quatre groupes monumentaux : le drame lyrique de Jean Perraud, la danse de Jean-Baptiste Carpeaux, la musique instrumentale d’Eugène Guillaume et l’harmonie de François Jouffroy. Les sculptures de Charles Gumery, de Théodore Gruyère et Jean Petit complémentent la façade, dont le toit est vert et or, au dôme aplati surmonté des sculptures d’Apollon levant sa lyre d’or entre la Poésie et la Musique d’Aimé Millet, ainsi que de deux Pégase d’Eugène Lequesne.

Dans le premier vestibule, on retrouve les statues de pères fondateurs de l’opéra français : Rameau, Lulli, Gluck, Saint-Saëns, puis un second vestibule orné de candélabres. L’intérieur est en marbres polychromes, bronze, dorures, mosaïques, aigles dorés, bustes, verreries. Le grand escalier à la rampe d’onyx, développe trente-deux marches polychromes et est associé à des colonnes, des balcons, des galeries puis le grand foyer, la salle à l’italienne, rouge et or, à cinq étages de loges, éclairée par une double couronne de globes et hublots à facettes.

Au centre de la salle, un gigantesque lustre de cristal et de bronze pesant plus de huit tonnes… Parmi toute cette magnificence, on ne peut oublier les cariatides de marbre vert des loges d’honneur dominant la scène large de 50 mètres, 26 mètres de profondeur et 35 mètres de haut.

L’inauguration officielle de l’Opéra eut lieu le 5 janvier 1875 par le Président Mac-Mahon. Curieusement, l’architecte Charles Garnier, le créateur du bâtiment, fut invité, mais dut payer sa place dans une loge. La presse en fit des gorges chaudes, se moquant d’une administration faisant payer à l’architecte le droit d’assister à l’inauguration de son propre monument !

Depuis que le président François Mitterrand fit construire l’Opéra Bastille, le Palais Garnier n’accueille plus que les spectacles de danse, des spectacles lyriques et des ballets.

La bibliothèque de l’opéra Garnier conserve plus de 80 000 partitions et livres, 25000 maquettes de costumes, et de décors des opéras et ballets.

opera de paris

Vue de l’Opéra Garnier depuis le boulevard Haussmann. Cour et bâtiment de l’administration et fronton Nord de la cage de scène. Photo : © GrandQuebec.com

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