Au début du XIXe siècle, les guerres napoléoniennes mènent au fleurissement de l’industrie du bois au Canada, parce que l’Empire Britannique a besoin des navires qui commencent à être construits en grand nombre au Québec. De nombreux chantiers navals apparaissent à Québec, mais le bois proviennent des zones forestières à l’intérieur du pays, notamment, de la Mauricie et des Outaouais. L’Abitibi est exclu à cause de ses rivières qui se jettent dans la Baie d’Hudson.

Par contre, la rivière des Outaouais, étant l’affluant le plus grand du Saint-Laurent, avec son vaste bassin hydrographique et avec des affluents pénétrant profondément dans les terres, tels que la Bonnechère, la Madawaska, la Mattawa et la Petawawa sur la rive sud  et la Coulonge, la Dumoine et la Gatineau sur la rive nord, devient une source de bois idéale.

Des bûcherons y arrivent en grand nombre et y passent de longs hivers à couper, à équarrir et à empiler des grumes en vue de la descente sur la rivière au printemps. Puis, les billots sont assemblés en d’énormes radeaux de sept acres de superficie qui sont  envoyés jusqu à Québec.

Vers les années 1830, les premières chutes à grumes sont construites, la première à la chute des Chaudières, au-dessus de la colline actuelle du Parlement. Les scieries sont construites à Bytown (future Ottawa), au fur et à mesure que la demande de bois scié augmente.

L’industrie du bois atteint son sommet au milieu du XIXe siècle, mais la demande du bois diminue avec le développement de la flotte métallique et des constructions en pierre.

Le trafic du bois scié et l’âge d’or de la région d’Outaouais culmine à l’aube du XXe siècle. L’énorme conflagration à Hull (Gatineau) quand plus de 4 mille maisons, usines, édifices publics, ponts et trottoirs en bois sont détruits en un seule journée, met ferme cette page de l’histoire du Québec.