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Circuit des Cèdres – 1

Circuit des Cèdres – 1

Circuit patrimonial des Cèdres – 1

La municipalité des Cèdres, située à 50 kilomètres de Montréal sur les rives du Saint-Laurent, outre ses galeries d’art, sa piste cyclable et bien d’autres attraits, a aménagé un fort intéressant circuit patrimonial. Il s’agit d’un trajet qui parcourt les sites et bâtiments historiques de la ville et qui permet de découvrir les richesses architecturales de la région.

On peut commencer le circuit depuis le canal Soulanges vers le sud en empruntant le chemin Saint-Féréol et tourner à droite sur le chemin du Fleuve. On arrive ainsi jusqu’à la maison de campagne au numéro 1274. Cette belle maison de pierre date de1837 est c’est un exemple des cottages de style Regency (ou style anglo-normand). On aperçoit les détails caractéristiques de la maison: la toiture à quatre versants à pente douce, une large galerie entourant les quatre côtés de l’immeuble, et la symétrie et l’équilibre de l’ensemble. Prêtez attention à la décoration soignée et délicate des bordures de bois, aux moulures qui encadrent les fenêtres et à la porte centrale, en contraste avec la robustesse du bâtiment.

On revient ensuite sur ses pas vers le magasin général A-M. Bissonnette, situé au 1242 chemin du Fleuve. C’est un commerce rural typique de la fin du XIXe siècle. La bâtisse s’inscrit dans la tradition des villes-champignons (le terme plus connu est le terme anglais de Boomtowns). L’édifice possède deux étages et une façade postiche. Le toit est à deux versants. D’habitude, au rez-de-chaussée se trouvait le magasin général et la famille du propriétaire habitait à l’étage. La date exacte de construction du magasin général demeure inconnue, mais il existait déjà en 1890.

On continue la visite et on arrive à la maison du 1212 chemin du Fleuve. Cet immeuble a été bâti vers 1860 dans le même style Boomtown que la maison précédente. Remarquez la toiture plate légèrement inclinée – c’est une caractéristique propre aux bâtiments commerciaux ou résidentiels de la période de la seconde moitie du XIXe siècle. Ce type de couverture particulière fait que l’eau de pluie s’écoule vers l’arrière. Les côtés de la résidence sont en forme d’escalier.

On poursuit le chemin du Fleuve jusqu’au presbytère des Cèdres. Le presbytère date de 1908 et il a été construit d’après les dessins de l’architecte montréalais Joseph Venne dans le style néoclassique, inspiré de l’architecture de l’Antiquité et assez populaire au Québec au début du XIXe siècle. Le presbytère se caractérise par une toiture à quatre versants, des fenêtres et lucarnes symétriques, une porte principale entourée de baies latérales et une large galerie en façade. Remarquons que d’habitude, le recouvrement des édifices de style néoclassique était en bois ou en pierre, mais Joseph Venne utilisa de la brique. On remarque les motifs et l’effet de couleur que la disposition géométrique forme à l’étage.

Ensuite, on prend la direction de l’église qui se trouve à côté, mais on s’approche d’abord du monument du Sacré-Cœur qui fut élevé en 1919, en remerciement pour la protection divine accordée aux jeunes hommes des Cèdres lors de la Première Guerre mondiale.
La base du monument est en marbre et provient de la maison Brunet de Côte-des-Neiges.

L’église Saint-Joseph-de-Soulanges a été érigée, tout comme le presbytère, en 1908 dans le style néogothique. C’est une œuvre de l’architecte Victor Bourgeau qui à bâti un grand nombre d’églises à travers le Québec.

On continue le chemin vers la rue Saint-Joseph, nommée en l’honneur du deuxième seigneur de Soulanges, Paul-Joseph LeMoyne de Longueuil. Au numéro 26, on voit la boulangerie centenaire Leroux, bâtie vers 1888. L’influence architecturale américaine est très manifeste dans cet édifice. La partie centrale a un toit brisé à deux versants, le revêtement est en bois et le sous-sol est de style Second Empire. On voit également les annexes situées à gauche et à l’arrière qui représentent le style vernaculaire avec une toiture plate à deux versants qui recouvre une structure classique et sobre. Le four de maçonnerie ou «gueulard» s’est conservé depuis plus d’un siècle.

On continue sur la rue Saint-Joseph et on tourne à droite sur la rue Saint-Thomas. Au coin de la rue Sainte-Geneviève, la maison de la famille Baillairgé se trouve au n° 11. Elle fut construite vers 1871 et c’est un magnifique exemple de l’architecture rurale québécoise de l’époque, adaptée aux réalités de l’hiver mais intégrant toujours astucieusement les influences françaises et anglaises. La maison possède une toiture à deux versants, dont l’angle s’adoucit et se courbe jusqu’à déborder les murs afin de mieux protéger les galeries en façade. On remarque le grenier qui, avec l’ajout de lucarnes, délaisse son rôle traditionnel d’entrepôt et permet l’occupation par les membres de familles nombreuses.

Attardez-vous quelques instants au numéro 12 de la même rue Sainte-Geneviève. On y voit une maison de forme cubique recouverte d’un crépi. Cette maison de pierre date du début du XXe siècle. Le style vient des États-Unis, où on l’appelle Four Squares (quatre angles).

Le bâtiment suivant du circuit patrimonial se trouve au coin des rues Sainte-Geneviève et Chemin du Fleuve. C’est le «Château» de la municipalité des Cèdres, construit également en style Four Squares. Cette maison porte le nom de «Château Ouimet». Elle fut érigée vers 1900, mais malheureusement un grand incendie l’a détruite le 5 janvier 2000.

Pas découragé pour autant, on se dirige ensuite en rampant vers le 1047, chemin du Fleuve. L’édifice qu’on y observe témoigne de l’époque de la construction des canaux qui devaient faciliter le transport à travers les rapides du Saint-Laurent. Ce bâtiment est l’un des entrepôts qui desservaient le canal Soulanges. Plus tard, on l’a déplacé et converti en résidence (l’immeuble était situé auparavant sur le quai Saint-Féréol).

Tout près, au 1037, chemin du Fleuve, on retrouve la plus ancienne habitation des Cèdres, construite en 1793 et classée monument historique en 1981. C’est la maison Pierre Charay, érigée dans le style traditionnel québécois avec un toit à deux versants couvert de tôle et avec une fondation de pierre. La toiture cintrée abrite le perron-galerie et c’est une caractéristique importante qui différencie la maison Charay de la majorité des bâtiments érigés à l’époque.

On longe la facade de la maison Charay et on se dirige vers le sud jusqu’au numéro 1012. Mais il est temps de faire une petite pause et on continuera la description du circuit patrimonial des Cèdres dans l’article suivant: Circuit patrimonial des Cèdres – 2.

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1 commentaire

  1. maheu

    2010/10/26 at 2:37

    Très bien, mais il manque des images pour enjoliver la visite.
    Mesci
    Maheu

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