Des nouvelles pas fraîches

Vol au Château Ramezay

Vol au Château Ramezay

Des voleurs bien polis

« Allez donc faire un tour au Château de Ramezay, mais ne vous inquiétez pas, le travail a été fait proprement. » Proprement et poliment.

Le dimanche 17 janvier 1965, vers 23 heures, la gardienne du musée du Château, Mme O’Dowd, une sexagénaire, entend des bruits suspects…

Elle descend et tombe nez à nez avec deux bandits masqués amateurs de vieilleries, qui la prient instamment de leur ouvrir trois armoires vitrées où sont exposées des pièces de monnaie anciennes, d’une valeur totale de $100 000 environ. Certaines de ces pièces remontent à l’époque de la construction de la résidence de Claude Ramezay, gouverneur de Montréal à l’époque, c’est-à-dire, au début du XVIIIe siècle.

La vielle dama n’a guère le choix : elle s’exécute, et l’un des bandits la reconduit à sa chambre. Le voleur gentleman accepte même de ne pas lui lier les jambes et les poignets, comme il en avait d’abord eu l’intention. Puis il redescend aider son compagnon, après avoir arraché les fils du téléphone.

Les deux voleurs sont repartis comme ils étaient venus, par la « porte de l’enfer », une lourde grille d’acier située à l’arrière du Château. Mais ils ne courront pas longtemps : le 2 février, la police appréhende cinq suspects et dans la cave de leur maison, à Pointe-Saint-Charles, on retrouve leur butin enfoui sous un demi-mètre de terre : la moitié des pièces volées au Château de Ramezay, $16 000 en mandats-poste volés à Notre-Dame-de-Grâce, deux revolvers et un fusil à canon scié.

château ramezay

Château Ramezay. Photo : © GrandQuebec.com

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