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Crise d’octobre : une page tournée

Crise d’octobre : une page tournée

Une autre page de la Crise d’octobre est tournée

Une autre page a été définitivement tournée, hier, le 8 mars 1984, dans l’histoire du Québec. Particulièrement dans celle du Front de libération du Québec (FLQ) et de la Crise d’octobre.

En effet, trois voitures qui avaient servi aux membres du FLQ en 1970 pour l’enlèvement de Pierre Laporte et de Richard Cross et la conduite des felquistes vers leur exil à Cuba, ont été livrées à la ferraille.

Poussiéreuses, les pneus crevés, le volant arraché, on aurait cru qu’elles arrivaient directement d’un dépotoir.

On y retrouvait le Chevrolet bleu-vert Biscayne 1964, qui avait servi à l’enlèvement – puis comme tombe – du ministre Pierre Laporte; la Chevrolet Chevy II beige, voiture des felquistes Jacques Lanctôt et Francis Simard, ainsi que la Chrysler Saratoga 1962 noire, de Marc Carbonneau, elle-là même qui avait emmené les felquistes à Terre-des-Hommes.

Escortés d’une voiture de police, les trois voitures, vielles d’une vingtaine d’années, avaient été transportées par une remorqueuse du centre Parthenais à Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud, dans une entreprise de recyclage d’acier, les Industries associées.

Tout était prêt pour recevoir ces vestiges. Depuis 10 heures, chez les Industries associées, on attendait de porter le coup fatal à ces véhicules historiques. Il était 11 heures 10 lorsque la masse d’acier de dix tonnes, soulevée magnétiquement par une grue sur pont roulant, transformait ces bagnoles en un tas de ferraille indescriptible.

(Cela se passait le 8 mars 1984).

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