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Trudeau et la GRC

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Trudeau et la GRC

En plus de l’armée, Trudeau a utilisé la GRC pour contrer les séparatistes

Pour contrer le mouvement indépendantiste québécois, le premier ministre Trudeau a proposé le recours accru au Service de contre-espionnage des Forces canadiennes et discuté de l’emploi de moyens « clandestins » par la GRC.

C’est ce que révèle un procès –verbal « Top Secret » d’une réunion du comité du cabinet sur la sécurité et le renseignement, tenue le 19 décembre 1969. La réunion avait été convoquée dans le but d’analyser un mémoire rédigé par M. Trudeau sur « les menaces à l’ordre et à la sécurité – le séparatisme au Québec. »

Au cours des années suivantes, la GRC s’est livrée à tout une gamme d’activités illégales contre les indépendantistes québécois et a étendu son réseau d’informateurs politiques jusqu’aux plus hauts niveaux du PQ. Trainés devant la commission d’enquête et les tribunaux par la suite, les dirigeants de cette force policière ont soutenu qu’ils répondaient aux attentes de «leurs maîtres politiques ». Ainsi, en présentant son mémoire à ses collègues pour lancer la discussion, M. Trudeau rappelle que le cabinet a déjà décidé que la question de l’unité nationale doit faire l’objet d’une action concertée de la part des ministères.

Ce problème prioritaire est relié à un autre, celui de la loi et l’ordre, particulièrement face au séparatisme au Québec, dit-il.

«Aucun État moderne ne tolérerait une menace d’une telle ampleur à son unité et à son intégrité sans y opposer une défense cohérente et coordonnée», note M. Trudeau dans son texte.

Outre M. Trudeau, six ministres et treize hauts fonctionnaires participaient à cette réunion stratégique. Parmi ce groupe se trouvaient les ministres des Affaires extérieures, Mitchell Sharp, de la Défense, Léo Cadieux, de la Justice, John Turner, ainsi que le secrétaire d’État Gérard Pelletier, le président du Conseil du Trésor, Bud Drury et le Solliciteur Général, George McIlraith. Au nom des hauts fonctionnaires se trouvaient le greffier du Conseil privé Gordon Robertson, le secrétaire principal du premier ministre, Marc Lalonde, le commissaire de la GRC Len Higgitt, le nouveau directeur du Service de Sécurité John Starnes, le sous-ministre de la Défense E. Armstrong, le major-général Mike Dare et plusieurs sous-ministres.

(Texte paru le 27 mai 1992).

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