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Le taxage chez les jeunes

Le taxage chez les jeunes

Le taxage chez les jeunes : un vrai fléau

Le phénomène n’est pas exactement nouveau. L’expression figure même dans le Petit Robert (fam. voler, prendre), qui donne l’exemple suivant : « Je me suis fait taxer mon blouson ».

« Une véritable plaie », commente Me Laurent Claude Laliberté, procureur à la Chambre de la Jeunesse de la Cour du Québec. Affirmation corroborée par le policier Jacques Chales, du poste 45, à Montréal-Nord : « C’est un phénomène très important, très répandu, il y a beaucoup de jeunes victimes ».

Combien de victimes? Personne ne semble le savoir.

« Ce que je peux vous dire », affirme M. Laliberté, c’est que la grande majorité des victimes se taisent. Les policiers me disent que pour chaque cas qui se rend jusqu’ici (au tribunal), il y en a sept ou huit pour lesquels aucune plainte n’est portée. »

À tort, croit le procureur Laliberté : « En trois ans, je n’ai pas eu connaissance de victimes ayant eu des représailles après avoir témoigné. »

Autrefois, il y a cinq, huit, dix ans, on taxait dans les cours d’école. Les plus grands taxaient les plus petits. Les directions d’écoles y ont vu, certaines se dotant même de gardes de sécurité et de caméras, si bien qu’aujourd’hui, c’est devenu un phénomène de rue. Et des abords des stations de métro, des abribus…

« Ce n’est pas un phénomène scolaire, confirme le policier Chales. Ça se produit surtout lors des déplacements, souvent sur le chemin du retour de l’école, c’est la maternelle des gangs de rue.

(Publié le 29 avril 1995).

gangs de rue

Gangs de rue. Fresque d'auteur inconnu. Photo : © Grandquebec

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