Des nouvelles pas fraîches

La soeur aumônier

La soeur aumônier

Une sœur open au pen

« Ah, bien, pour moi, après la sœur, c’est la fin du monde! Ça fait que… »

Denis Pelletier n’a pas de temps de terminer sa dernière phrase. La cacophonie vient de reprendre et menace d’atteindre un nouveau sommet.

Pendant ce temps, « Fern » encaisse tous les éloges et sourit doucement. Elle sait que ses gars sont heureux lorsqu’ils laissent ainsi parler leur cœur.

Fern, c’est la sœur aumônier du centre de détention de la Macaza, dans les Hautes Laurentides. Hors les murs, il ne doit pas y avoir beaucoup de monde qui nomme ainsi sœur Fernande De Grâce. Mais en-dedans, c’est bien connu, rien n’est pareil..

Dans le groupe des onze détenus réunis par la sœur aumônier pour cette rencontre avec un photographe et un journaliste de La Presse, plusieurs ont d’ailleurs répété sur tous les tons, mais avec une boule dans la gorge, que la vie en prison, ce n’est pas «bien drôle».

« Une chance qu’il y a la sœur! », dit un jeune détenu. Un autre lance aussitôt: «On n’est pas en prison quand on est avec elle.»

L’établissement La Macaza, avec ses hautes clôtures de treillis métallique et de fil barbelé, ses miradors, ses lourdes portes de fer et ses bâtiments étroitement surveillés, est pourtant bien et bel une prison. On compte dans ce centre de détention à sécurité « medium faible » environ 240 détenus dont certains achèvent de purger des sentences dépassant les quinze et même les vingt ans. Quelques-uns sont des lifers (condamnés à vie).

Le cas de sœur Fernande est unique : Elle est la seule femme, dans tout le Canada, à assumer l’entière responsabilité d’aumônerie d’un centre de détention.  Deux autres religieuses, il est vrai, remplissent des fonctions semblables dans des établissements de la région de Montréal, mais elles le font à titre d’assistant d’un aumônier permanent.

(Cela se passait en mai 1987, publié dans La Presse).

Médium

Sujet qui, d’après les théories spirites, sert d’intermédiaire entre le monde des vivants et le monde des esprits.

Les malades mentaux peuvent se croire médiums : c’est une façon pour eux d’expliquer certaines hallucinations psychiques ou psychomotrices. Certains attribuent, d’une manière délirante, un pouvoir médianimique à diverses personnes de leur entourage ; ainsi croient-ils expliquer la puissance surnaturelle qu’ils ont cru constater chez elles.

D’autres enfin, et c’est le cas le plus fréquent chez les sujets peut instruits, confondent délibérément médiums, somnambules, sorciers, cartomanciennes, etc., tous ces personnages détenant pour eux une égale et mystérieuse Force occulte.

Dans les délires spirites, les médiums jouent souvent un rôle de premier plan.

H. Aubin.

Un Canadien errant

Le médium cherche une courroie de transmission de pensée. (Pierre Dac (1893-1975), humoriste et comédien français). Chapelle Bonsecours de Montréal. Photographie de GrandQuebec.com.

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