Des nouvelles pas fraîches

Grève de la faim d’un sénateur

Grève de la faim d’un sénateur

Sénateur Hébert en grève de la faim

Le sénateur Jacques Hébert a entrepris hier, le 10 mars 1986, dans le hall du Sénat du Canada, une grève de la faim.

Bien campé dans un fauteuil, entre trois bouteilles d'eau et un sac de couchage, le sénateur de 62 ans, membre de l'Ordre du Canada, a expliqué qu'il refusera de prendre toute nourriture tant que le gouvernement, par son attitude, ne permettra pas d'espérer une action positive "pour changer la condition présente et les perspectives d'avenir de la jeunesse canadienne".

Cette action positive qu'espère le sénateur serait la décision de rétablir le programme Katimavik.

"Davantage peut-être que tout autre geste, la décision de rétablir ce programme manifesterait de votre part une sensibilité nouvelle aux problèmes de la jeunesse, une conscience enfin éveillée aux difficultés graves qu'elle connaît présentement", a expliqué M .Hébert dans une lettre au premier ministre Brian Mulroney.

Le sénateur demeurera jour et nuit dans le hall du Sénat, entouré de jeunes partisans, de boîtes de pétitions pour exiger le retour du programme Katimavik et d'une grosse boîte de "Dons pour les Amis de Katimavik", un groupe de pression récemment formé. En tant que président du Comité sénatorial sur la jeunesse, le sénateur Hébert a rencontré des centaines de jeunes à travers le pays, "à entendre parler de misère et de désoeuvrement". "Plus de 600 000 jeunes sont sans espoir, a-t-il rappelé. Si ce n'est pas une tragédie nationale, qu'est-ce que c'est?".

Pour en apprendre plus :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>