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Récupération et recyclage

Récupération et recyclage

Récupération et recyclage : on en est aux premiers pas

Il y a beaucoup de sous à faire dans le domaine… laisse tomber M. Albert Leblanc, président de la Société québécoise de récupération et de recyclage – une société d’État -, aussi connue sous le nom de Récyc-Québec.

C’était il y a quelques semaines, au premier colloque réunissant à la fois les entreprises de récupération et celles de recyclage, qu’avait mis sur pied la société gouvernementale et qui réunissait 180 cadres de cette industrie de nature particulière.

L’objectif : trouver le moyen de récupérer une plus grande proportion des matières diverses que renferment les ordures ménagères, dont 92% finissent encore aujourd’hui dans les dépotoirs, prudemment renommés… sites d’enfouissement.

Les chiffres : le Québec produit annuellement sept millions de tonnes de déchets industriels et ménagers, ces derniers comptant pour le tiers de l’ensemble, soit 2,3 millions de tonnes. Or, avec les deux modes de récupération en vigueur dans le cas des foyers – la collecte sélective et la consigne de contenants à remplissage unique -, «il y a 275 000 tonnes de récupérées sur 2,3 millions», soit 8%, signalait-il dans une interview à La Presse à l’occasion de ce colloque.

«Par le bac ver, on ne récupère qu’une infime partie de ce qu’on peut récupérer: 15 à 20% des déchets domestiques, alors que 70% des déchets contenus dans les sacs verts sont récupérables, pour en faire du compost ou d’autres matériaux. On veut susciter de nouveaux modes de récupération».

La solution à laquelle songe Récyc-Québec, et dont fait état son président, serait de remplacer le système du bac vert par la double collecte. Elle demande que les gens partagent leurs déchets en deux lots, un sac contenant alors les déchets humides, c’est-à-dire les déchets de tables bons à faire du compost, et le second pour toutes les autres matières formant la collecte sèche : papier, carton, verre, métaux et plastiques, surtout.

Des expériences de double collecte sont en cours, précise-t-il, notamment à Victoriaville et à Drummondville.

Toutefois… rien n'est facile, et il y a bien sûr des obstacles à franchir pour en arriver là. Le principal étant, signale-t-il, que les centres de tri n’ont pas pour cela l'équipement voulu, et qu’il faudrait donc les équiper à cet effet,

« Il y a aussi des craintes chez les récupérateurs qu’ils soient obligés de s’adapter à un nouveau mode de collecte », ajoute-t-il.

(Texte publié le 6 février 1996, dans La Presse).

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