Des nouvelles pas fraîches

Feu Arthur Buies

Feu Arthur Buies

Feu Arthur Buies

Le publiciste et pamphlétaire bien connu est décédé à Québec à l’âge de 61 ans

Quelques traits caractéristiques de la carrière de cet homme de lettres

Samedi, 26 janvier 1901, à 1 heure p.m., est décédé, après une courte et cruelle maladie, à l’âge de 61 ans, M. Arthur Buies, homme de lettres. M. Buies a succombé à la congestion des poumons.

Figure bien originale que celle dont une dépêche nous annonce la disparition. Dernier survivant d’une génération qui fit du bruit en son temps, à l’occasion de l’Institut Canadien, Buies trouvait le moyen de se signaler à l’attention des gens plus encore par ce qu’il faisait au jour le jour que par la légende qui s’était formée autour de son nom.

Il vit le jour à la Côte-des-Neiges le 24 janvier 1840. Il fréquente nos collèges avant d’aller étudier à Paris. Il n’a jamais quitté le Canada depuis son retour au milieu de nous en 1863, et il s’y était fait recevoir avocat en 1866.

Ce texte, consacré à Arthur Buies se poursuit longuement sur ce ton louangeur, alors qu’on fait état de ses aventures auprès de Garibaldi et de son mouvement révolutionnaire dirigé contre le grand-duc de Toscane, de son entrée à la rédaction du Pays, de sa décision de fonder La Lanterne où il devait se signaler comme pamphlétaire, rôle pour lequel il subissait les invectives d’à peu près tout ce qu’il y avait d’aristocratie, religieuse ou politique, de son retour « dans la bonne voie » vers 1873 alors qu’il prend à cœur d’épauler le curé Labelle dans son œuvre de colonisation, et enfin de son rangement complet, en 1887, alors qu’il prenait pour épouse Marie Mila Catellier, fille de l’ex-secrétaire d’État à Ottawa. Et l’article se terminait par les paragraphes suivants :

M. Buies était non seulement un érudit, mais aussi ce que nous pourrions appeler un artiste de la plume. C’était un puriste dont les cheveux se hérissaient en apercevant une faute de français.

Personne mieux que lui n’a chanté les beautés de notre pays. En lui disparait l’un des meilleurs écrivains de langue française au Canada, l’un de ceux qui écrivaient le plus purement la langue de Corneille, Racine et Boileau, et dont les écrits quoique très répréhensibles, en certains endroits, au point de vue de la doctrine et des idées religieuses, appartiennent à l’histoire de la littérature française en Amérique du Nord.

arthur buies

Arthur Buies vers 1860. Photo : auteur inconnue, photographie du domaine public

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>