Des nouvelles pas fraîches

Qui a chassé Mgr Charbonneau?

Qui a chassé Mgr Charbonneau?

Qui donc a chassé Mgr Charbonneau?

De Victoria, en Colombie-Britannique, où il s'était exilé après avoir été contraint de quitter ses fonctions d'archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau écrivait, le 14 mars 1950, dans une lettre à une nièce de La Tuque :"…mon état de santé n'a pas été la vraie raison de mon brusque départ de Montréal. J'ai dû m'éloigner à la suite d'attaques violentes et sournoises de quelques esprits étroits et vindicatifs." Mgr Charbonneau devait mourir à Victoria le 19 novembre 1959.

D'aucuns ont dit que Mgr Charbonneau visait probablement d'une façon particulière le premier ministre Duplessis. Il est notoire que Mgr. Charbonneau et M. Duplessis, dont les tempéraments étaient diamétralement opposés, s'entendaient fort mal. Le premier était un homme droit, franc, trop franc, même. C'est peut-être ce qui l'a perdu.

Duplessis était rusé, rompu aux louvoiements de la politique.

Ils étaient comme le feu et l'eau. L'archevêque, un jour, serait allé jusqu'à bouter le premier ministre hors de l'archevêché.

En désaccord sur plusieurs points, notamment sur la question syndicale et l'éducation, les deux hommes croisèrent le fer à maintes reprises, en particulier lors de la fameuse grève de l'amiante, en 1949.

À titre du président de la commission épiscopale des questions sociales, Mgr. Charbonneau avait approuvé la déclaration de la Commission sacerdotale d'études sociales, intitulée "Secourons les Travailleurs de l'amiante", et, pour venir en aide aux familles éprouvées, avait annoncé une grande collecte. Maurice Duplessis ne l'avait pas digéré.

De là à conclure que le premier ministre avait fait limoger l'archevêque de Montréal il n'y a qu'un pas. Mais le chanoine Lionel Groulx dans ses mémoires conclut : "Monsieur Duplessis n'était pas de taille à faire tomber une tête d'archevêque". Alors?

(Texte publié dans La Presse, le 19 novembre 1984)

1 commentaire

  1. ROBERT BEAUSOLEIL

    2013/12/29 at 10:12

    on serait à croire qu`on admire les dictateurs. Maurice Duplessis en aura été un de la pire espèce…un traitre qui vendait le fer à 1 cent la tonne pendant qu`à terre-neuve on la vendait a 31 cents la meme tonne…un vrai lèche-cul des impérialistes yankee. Cèst pour ca qu`il leur donnait des immenses territoires de chasse et de peche. et dire qu`a montreal il y a un gros boulevard a son nom…Infamie.

    Pendant ce temps un des rares ecclésiastiques qui a pris le parti des travailleurs de ceux qui ont construit le Québec a droit a un petit carré qui a les allures d`un poste de taxi a l`est de la place ville-marie…si on inversait les noms ca ne serait qu`un juste retour des choses…et pourquoi pas une station de métro à son nom…si l`antisémite et presque faciste Lionel Groulx en a une pourquoi pas le grand Joseph Charbonneau

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>