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McGill et UdeM

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Subventions à la recherche : McGill dépasse l’UdeM

Grâce à un rayonnement facilité par l’anglais et à un bureau de recherche dynamique, l’Université McGill a recueilli en 1995-1996 davantage de subventions de recherche que l’Université de Montréal, qui accuse depuis 1992-1993 un recul de 27% à ce chapitre.

Les revenus de recherche de l’Université de Montréal s’élevaient à 167 millions l’an dernier, alors qu’ils étaient de 136 millions en 1990-91 et de 230 millions en 1992-1993, selon les chiffres préliminaires du Système informatisé de recherche universitaire du ministère de l’Éducation. McGill a elle aussi connu un bond entre 1990-1991 et 1991-92, ses revenus de recherche passant de 115 à 160 millions, pour atteindre 169 millions l’an dernier.

S’il minimise ce mouvement, le vice-recteur à la recherche de l’UdeM, Maurice Saint-Jacques souligne que McGill a plus de facilité à attirer les capitaux internationaux à cause de la langue. « L’écart de deux millions ne représente que quelques contrats, que nous pourrions aller chercher cette année. Mais il est vrai que nous devenons de moins en moins concurrentiels dans le monde anglophone, sans qu’il s’agisse de discrimination. Le chercheur francophone de calibre moyen se positionnera plus difficilement que son collègue anglophone. Des liens avec la France engendrent moins de subventions qu’un rayonnement aux États-Unis. De plus, contrairement aux anglophones, les francophones assimilent souvent de façon péjorative l’excellence à l’élitisme ».

Son homologue de McGill, Bernard Robaire, fait valoir que les chercheurs anglophones obtiennent moins de subventions gouvernementales québécoises. Selon lui, la langue seule n’explique pas la performance de McGill. « Ce n’est pas à moi d’analyser celle de l’UdeM, mais je constate que l’administration centrale à moins de possibilité de pousser un chercheur à demander des subventions ».

McGill a multiplié les séminaires pour apprendre aux chercheurs à obtenir des bourses s’ils n’en ont pas eu depuis quelques années, ou à décrocher plusieurs bourses. « Des membres de jurys sont venus s’adresser à nos professeurs, et nous avons distribué une base de données répertoriant une foule de fonds subventionnaire internationaux. Le National Institute of Health a cinq fois plus de budget per capita que son équivalent canadien, le Conseil de recherche médicale. »

Depuis six ans, McGill a connu une croissance de ses revenus de recherche de 46% à 169 millions, Laval de 38% à 116 millions, l’Université du Québec à Montréal de 26% à 89 millions et l’Université de Montréal de 22% à 167 millions. Les chiffres provenant des universités sont en généra plus élevés que ceux du ministère, car ils tiennent compte d’autres subventions.

(Texte publié le 23 janvier 1997).

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Campus de l'université McGill. Photo : © GrandQuebec

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