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Asbestos : La loi de l’émeute levée

Asbestos : La loi de l’émeute levée

Asbestos : La loi de l’émeute est levée

La loi de l’émeute proclamée à Asbestos vendredi matin a été levée à 12 heures 45, hier midi, le 8 mai 1949

C’est le chef de la police locale, M. Albert Bell, qui s’est vu remettre par la Sûreté provinciale une note officielle décrétant la fin de l’application de la loi de l’émeute. Cette mesure extraordinaire a été en vigueur dans le centre minier d’Asbestos durant près de 60 heures.

Durant tout ce temps et maintenant encore tout est calme, aucun rassemblement d’aucune nature, sauf pour la messe dominicale, hier matin. Mais même pour la messe, plusieurs grévistes se sont abstenus de sortir, de peut d’être arrêtés par les gendarmes qui ont patrouillé et qui patrouillent encore toutes les rues de la ville et toutes les routes qui y conduisent, dans un rayon d’environ 20 milles.

Maintenant que la loi de l’émeute est levée, on annonce la tenue d’une réunion générale des grévistes, ce soir, au sous-sol de l’église paroissiale. M. Jean Marchand, secrétaire-général de la C.T.C.C., qui vient d’arriver à Asbestos, sera le principal orateur.

Les secours financiers affluent

À la porte de toutes les églises de plusieurs diocèses, entre autres ceux de Trois-Rivières, de Québec, de Montréal, de Saint-Hyacinthe, Chicoutimi, on a tendu la main à l’intention des grévistes et de leurs familles. Ces secours financiers sont envoyés à Asbestos et à Thetford, par l’entremise de l’évêque de chacun des diocèses concernés.

La grève se continue et les chefs des grévistes sont d’avis que les ouvriers sont toujours aussi solidaires sinon plus qu’ils ne l’ont été depuis 3 mois.

Dans une lettre qu’il a adressée hier au procureur général de la province, l’honorable Maurice Duplessis, Maître Jean Drapeau, procureur des grévistes d’Asbestos détenus à Montréal, a déclaré qu’il tient à protester énergiquement contre le déni de justice auquel la Sûreté provinciale se livre, en refusant au procureur des 60 grévistes d’Asbestos détenus au palais de justice de Montréal, de communiquer avec ceux-ci.

Dans sa lettre, Me Drapeau relate comment il a tenté, à plusieurs reprises de rencontrer ses clients et comment il en a été chaque fois empêché par les policiers provinciaux.

Me Drapeau dit qu’on lui a affirmé que tous les détenus allaient comparaître sous une accusation ou sous une autre. « Et alors que l’on doit faire comparaître tout détenu dans les 24 heures qui suivent son arrestation, tous mes clients n’ont pas encore comparu après plus de 48 heures.

(Cela se passait le 8 mai 1949).

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