Des nouvelles pas fraîches

Discovery ramène Julie

Discovery ramène Julie

Discovery ramène Julie

Après avoir parcouru six millions de kilomètres en 10 jours, la navette spatiale Discovery, portant à son bord cinq astronautes américains, un russe et la Canadienne Julie Payette, est revenue sur Terre à 2h 03 ce matin (6 juin 1999), au centre spatial Kennedy, en Floride.

Le commandant Kent Rominger a jonglé avec l’idée d’un bilan de mission six heures plus tard, qui aurait permis un retour hâtif à Houston pour la fête de retour, mais il a fallu que les voyageurs de l’espace se couchent tout de suite après les tests médicaux et une brève visite de notables et de leurs familles proches. Ils s’étaient levés neuf heures avant l’atterrissage.

Ils se reposent donc en Floride, aux quartiers des astronautes dans l’édifice Operations and Controls Building, et demain matin, après avoir énuméré les succès de leur séjour sur la Station spatiale internationale, les sept astronautes monteront dans un avion pour terminer leur réadaptation terrestre au Texas; ensuite, interdiction de voyager pour deux semaines.

Les averses qui craignaient les météorologues de la NASA se sont évaporées 20 minutes avant que le commandant Rominger ne prenne la décision de freiner en allumant deux des 44 réacteurs, à minuit et demi. Au moment d’entamer sa descente, peu avant une heure, Discovery se trouvait au-dessus de la Thaïlande.

La descente s’est déroulée comme dans le manuel d’instruction : entrée dans l’atmosphère au-dessus de l’Australie, survol de la Floride depuis les marais des Everglades, début du cercle d’approche peu après avoir dépassé la plantation de citrons Indian River, dans l’île Merritt, qui abrite la base militaire. Discovery a même touché la piste 20 secondes avant le moment prévu. Julie Payette, qui avait la tâche d’informer le commandant des capacités du système de vol en cas de pépin, n’a donc pas été sollicitée.

Comme le vent soufflait du sud, la navette a atterri en venant du nord, sur la piste numéro 15, la plus proche de l’océan. Trois minutes et demie avant de se montrer le bout du nez, elle a fait retentir deux « bangs » supersoniques, semblables à un feu d’artifice maison. L’angle initial d’approche est de 20 degrés, puis se réduit à 1,5 degrés 17 secondes avant le contact, au moment où la navette se profile sous les 16 projecteurs au xénon, d’une puissance totale d’un milliard de chandelles.

Le parachute de 12 mètres de diamètre, annoncé par un petit nuage de fumée, s’est déployé 20 secondes après que les trains aient touché le sol à 345 km/h, et la navette s’est arrêtée après avoir parcouru trois kilomètres sur la piste en 50 secondes.

Julie Payette

Julie Payette

Julie Payette, statue de cère

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