Des nouvelles pas fraîches

Une belle fête religieuse

Une belle fête religieuse

Une belle fête religieuse

Le peuple canadien donne une nouvelle preuve de sa foi touchante

Le monde catholique était témoin, en 1854, d’un événement immense. Hier (8 décembre 1904), la consolante gravité de cette grande fête chrétienne, le 50e anniversaire du dogme de l’Immaculée-Conception, n’a pu échapper à aucun oeil vraiment chrétien.

L’amour et le respect du culte de Marie ont soulevé d’enthousiasme et de profonde piété dans l’âme de la grande population catholique de Montréal.

Des masses de fidèles, dès les premières lueurs de l’aurore ont commencé de s’acheminer vers les temples saints par groupes nombreux s’enchaînant comme les grains du Rosaire.

Dès les premières heures du matin, les sanctuaires vénérés qui s’est choisis la Reine du Ciel regorgeaient de fidèles agenouillés dans de fervents contemplations aux pieds des madones.

Cet élan, merveilleuse manifestation d’une profonde croyance et d’une religion que rien jusqu’ici n’a pu diminuer, est une fière réponse à la horde des associations et des hommes impies.

Notre archevêque, à Rome, s’est agenouillé aux pieds du pape Pie-IX qui nous a tous bénis.

Dans cette grande figure nous évoquons l’histoire du passé, l’histoire du feu Messire Rousselot et de tous les autres titulaires ecclésiastiques qui, il a cinquante ans, assistèrent à Rome, lors du règne de Pie-IX, à la proclamation du dogme de l’Immaculée-Conception.

Le coeur de l’Immortel Vieillard doit vibrer aujourd’hui jusque dans son tombeau de marbre. Car son successeur Pie-X peut être considéré comme son digne fils. Les évêques de tous les pays se sont réunis hier autour de lui, dans la grande basilique de Saint-Pierre. On a chanté les louanges de l’Immaculée-Conception et le « Vivat » a monté de Rome et dans toute la chrétienté le vivat de gloire, l’hymne de gloire à Marie: Vive l’Immaculée-Conception!

Aujourd’hui, comme autrefois, c’est-à-dire il y a 50 ans, le pape Pie X traverse les flots agités de ce fleuve d’impiétés, de tribulations et d’épreuves.

« Prends cette pierre, disait Pie-IX autrefois à feu Messire Rousselot, et va sur les bordes de ton pays bien-aimé répandre le culte de Marie ». Cette pierre, c’est la madone de Pie-IX, c’est la patronne de Ville-Marie. Elle donne rendez-vous à ses enfants des quatre coins de la cité. Cette pierre, c’est la statue de l’Immaculée-Conception chez les Jésuites; cette pierre, c’est la Vierge des Oblats; c’est la patronne des étudiants; c’est Notre-Dame de Lourdes, et puis, c’est Notre-Dame de Pitié, Notre-Dame de Bonsecours et que nombre d’autres statues.

Le culte de la Vierge

En érigeant à Montréal, dans toutes les églises, une statue de la Vierge, Montréal reste fidèle aux traditions de son histoire et suit l’inclination de sa piété.

L’île de Montréal n’était encore qu’un désert que déjà des âmes apostoliques, ambitionnant d’en faire le centre religieux du Canada, la consacraient à Marie. Cette consécration eut lieu au mois de février 1642.

M. Oliver convoquait, à Notre-Dame de Paris, la compagnie de Montréal, qu’il venait de fonder de concert avec M. de la Dauversière, et la messe dite, au nom de tous les associés, il vouait l’île de Montréal à la Sainte-Famille, sous la particulière protection de la Très Sainte-Vierge.

La Reine du Ciel fut la Reine et la Mère de la petite ville de Montréal.

(La Presse, texte publié le 9 décembre 1904).

pope de rome

Le pontife. Photo : © Grandquebec.com

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