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Sanglante joute de hockey

Sanglante joute de hockey

Sanglante joute de hockey à Richmond

Les partisans du club de hockey de Richmond et ceux du club de Waterville en viennent aux mains après une violente partie. Une vingtaine de personnes sont grièvement blessées. Le maire de Richmond, à la suite de cet événement, interdit le hockey pour le restant de la saison.

Richmond. Cette ville a été témoin, samedi soir (16 février 1907), d’une scène des plus regrettables. Une bagarre, qui a éclaté entre le club de hockey de Waterville et le club de Richmond, a eu pour résultat une vingtaine de blessés. Depuis la grève des terrassiers du Grand Tronc, en 1887, Richmond n’a pas eu de scènes aussi violentes.

Samedi après-midi, par le convoi qui entre en gare à quatre heures, arrivait le club de Waterville, accompagné de près de 200 personnes, toutes décidées à ne pas laisser passer, sans protester vigoureusement, les points que marqueraient leurs adversaires, les membre du club de Richmond, et à prêter, au besoin, main-forte à leurs amis. C’est donc décidé à tout qu’on se rendit au patinoir de la rue du Collège, où devait avoir lieu la joute.

On sentait de la poudre dans l’air, et à peine le caoutchouc avait-il été lancé que le désordre commençait. Les coups portés par les joueurs furent innombrables. Des injures partaient des galeries. Des gros mots, les partisans des deux clubs en vinrent aux menaces. Des bras, des cannes se levèrent, mais la police réussit à rétablir un semblant d’ordre jusqu’à la fin de la partie. C’est au sortir du patinoir qu’on commença à se battre pour vrai.

Le sang coule

Tout le monde en vient aux coups, et il y avait bien là cinq cent personnes. De part et d’autre, on s’était monté la tête, on ne raisonnait plus. Des injures volèrent, puis on cogna. Des bâtons de hockey, des bouts de planche arrachés aux bandes du patinoir, des glaçons, tout servit d’armes. La mêlée devint furieuse et des blessés tombèrent.

Malgré les efforts de plusieurs citoyens que cette lutte sauvage remplissait de dégoût.

Les victimes…

… Ont été nombreuses. Une vingtaine de personnes furent relevés sans connaissance et baignant dans leur propre sang. La police se voyant débordée, incapable de maîtriser seule les lutteurs, fit appel aux citoyens de bonne volonté. Après une lutte vive, le partie de l’ordre finit par se rendre maître du terrain. Des arrestations ont été faites. Parmi eux, étaient deux des visiteurs. Ils ont été remis en liberté sur leur cautionnement personnel.

La nouvelle de cette sanglante bagarre s’est répandue avec la rapidité de l’éclair. L’indignation devint générale et les gens de Waterville auraient passé un mauvais quart d’heure s’ils n’étaient empressés de sauter dans le train qui quitte la ville de Richmond à 10.45.

Une enquête sera faite et plusieurs personnes auront à se discupler de graves accusations. En attendant, il n’y aura plus, à Richmond, de match de hockey durant le reste de la saison. Ainsi en a décidé le maire.

(Tiré de La Presse, 17 février 1907)

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