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Niding quitte la politique

Niding quitte la politique

Niding quitte la politique
Jean Drapeau comprend ses raisons

Dans un geste surprise même pour ses plus proches collaborateurs, et dont on mesure mal encore l’impact qu’il pourrait avoir sur les chances électorales du maire Jean Drapeau et du Parti civique, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, M. Gérard Niding, a annoncé hier soir (le 10 octobre 1978) qu’il renonçait à se porter candidat à l’élection du 12 novembre 1978.

M. Niding a également annoncé que le vice-président Yvon Lamarre occuperait le siège présidentiel jusqu’au 12 novembre.

La décision de M. Niding est d’autant plus surprenante qu’il était encore, hier matin, du groupe de candidats du Parti civique que le maître Drapeau présentait fièrement à la presse, en soulignant que son parti était le premier à offrir une équipe complète aux Montréalais en vue des élections.

M. Drapeau s’était d’ailleurs emporté durant cette conférence de presse après qu’un journaliste lui avait demandé de commenter les informations parues dans les médias de samedi et mettaient en cause directement le président du comité exécutif.

Selon ces informations, la firme d’ingénieurs conseils Régis Trudeau et Associés (RTA) réclame environ $129, 000 à M. Niding, à la suite de la construction par cette société d’une maison à Bromont, pour le président du comité exécutif.

La maison a été construite en 1973, peu après l’octroi par la Ville de Montréal à RTA d’un contrat ayant trait aux installations olympiques.

De plus, le terrain sur lequel la maison a été construite avait été acheté de deux entreprises reliées au groupe Desourdy, lui aussi impliqué dans la construction des installations olympiques. Les plans avaient été préparés par une firme d’architectes ayant obtenu des contrats lors de la construction du centre Claude-Robillard.

Il y a quelques semaines, RTA a entrepris des démarchés auprès de M. Niding pour se faire rembourser les $129,000 déboursés pour la construction de la maison. La société d’ingénieurs-conseils avait reçu des contrats totalisant $6,9 millions lors de la construction des installations olympiques. La firme avait en outre été recommandée par M. Niding à la Ville de Montréal.

En mars 1975, interrogé par le conseiller Nick Auf Der Maur, alors du RCM, sur sa maison de Bromont, le président Niding avait nié être en conflit d’intérêt puisque la loi interdit à un membre du conseil de transiger avec la Ville, «mais pas avec des gens qui eux transigent avec la Ville». Indiquant également que cette transaction était «une affaire personnelle».

Dans un communiqué qu’il a fait parvenir hier en soirée, M. Niding indique qu’il «croyait qu’un litige avec un tiers et de la nature d’une affaire personnelle puisse se régler avant les élections».

(Cette nouvelle date du 10 octobre 1978)

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