Des nouvelles pas fraîches

Bourassa veut garanties

Bourassa veut garanties

Bourassa veut des garanties strictes

Mont-Gabriel : Le premier ministre Robert Bourassa s’est dit prêt à rouvrir le dossier constitutionnel, mais il a posé comme condition « sine quoi non » la nécessité pour le Québec d’obtenir préalablement des garanties très strictes concernant la détermination de son avenir culturel.

Clôturant le colloque de son parti au Mont-Gabriel, le chef libéral a précisé que ces garanties devront assurer au gouvernement québécois « le dernier mot » en matière linguistique, ainsi que dans les secteurs des communications et de l’immigration. Ce n’est pas la première fois que M. Bourassa indique son accord de principe à une réouverture du dossier constitutionnel, fermé depuis le « non » historique du Québec, en 1971, à la Conférence de Victoria.

Toutefois, l’originalité du discours du 24 août 1975, de l’avis même de M. Bourassa, réside dans le fait qu’il s’agit de la première fois que le Québec précise d façon aussi formelle des conditions de base sans lesquelles il ne saurait être question d’ouvrir la discussion.

Comme la plupart des observateurs l’avaient par ailleurs prédit, le colloque du parti libéral, auquel participaient quelque 350 militants, s’est terminé sans que ne se produisent de discussions majeures concernant les problèmes politiques actuels du Québec. Au contraire, la grande majorité des exposés ont porté sur des sujets d’ordre général sans grande connotation avec la situation québécoise présente.

Cependant, quelques exposés, portant notamment sur la famille et les problèmes du monde du travail, ont suscité plus d’intérêt et provoqué des discussions plus animées.

C’était d’ailleurs le voeu du président du parti, M. Claude Desrosiers qui, des vendredi soir, avait demandé que le colloque ne soit pas teinté de partisanerie et qu’il s »agisse en quelque sorte, d »un événement apolitique.

Conditions objectives

Ce voeu aura été exaucé jusqu’au moment du discours du premier ministre Bourassa qui a profité de la clôture des assises pour lancer quelques flèches au Parti québécois et pour définir « les conditions objectives » obligeant le gouvernement québécois à exiger un contrôle complet sur son avenir culturel comme préalable à toute discussion constitutionnelle.

À son avis, ses conditions sont les suivantes : la baisse constante de la natalité (et, par conséquent, la diminution de l’importance numérique des Québécois au sein de la Confédération), la difficulté croissante d’intégrer les immigrants, ainsi que la rapidité effrayante avec laquelle se développent les moyens de communication.

Bourassa et Mulroney

Brian Mulroney Robert Bourassa

Robert Bourassa et Brian Mulroney en 1985. Photo : Jacques Dernier, Le Devoir

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>