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Équilibre budgétaire

Équilibre budgétaire

Ottawa atteint l’équilibre budgétaire

Pour la première fois en 28 ans, le gouvernement canadien a annoncé que c’en était fait du déficit budgétaire, non seulement pour cette année mais pour les deux prochaines années.

« Nous aurons un budget équilibré l’an prochain, a proclamé le ministre des Finances. Nous aurons encore un budget équilibré l’année suivante. Et nous aurons un budget équilibré dès cette année. »

Le ministre des Finances, Paul Martin, a déposé son budget 1998 en y allant tout de même d’une certaine retenue du côté des baisses d’impôts, mais en présentant aux Canadiens une brochette de nouvelles dépenses destinées principalement aux étudiants.

Rompant ainsi avec la tradition des dernières années des coupes dans les programmes, M. Martin a donné el coup d’envoi officiel à la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire – le projet fétiche du premier ministre, Jean Chrétien -, qui gérera une dotation de 2,5 milliards de dollars pour venir en aide chaque année à quelque 100 000 étudiants du post-secondaire.

Est-ce à dire que les Canadiens en ont fini avec les années de vaches maigres? Sans donner dans le spectaculaire, le ministre des Finances a ménagé aux Canadiens un budget de transition qui porte encore la trace des années d’austérité.

M. Martin a affirmé hier que deux mesures combinées diminueront les impôts de 14 millions de Canadiens, soit 90% de tous les contribuables. Mais ces diminutions sont des plus minimes et ne soulagent guère une classe moyenne déjà lourdement taxée.

La grande part des nouvelles dépenses annoncées par Ottawa va aux étudiants. Dans le but de préparer l’économie du XXIe siècle, axée sur les ressources humaines, M. Martin a ainsi annoncé de nouvelles subventions canadiennes pour études destinées aux 25 mille étudiants qui ont des enfants, un allégement fiscal applicable aux intérêts sur les prêts étudiants, une aide supplémentaire pour le remboursement des dettes étudiantes, une exonération sur les prélèvements dans les REER à des fins d’éducation permanente, des crédits d’impôts pour études et une subvention pour l’épargne-étude destinée aux familles qui cotisent à un régime enregistré d’épargne-études.

La dette

Quant à la stratégie du ministre Martin pour réduire la dette publique, elle repose là aussi sur des prédictions conservatrices. Le ministre a en effet inclus dans le plan financier de chaque année une réserve pour éventualité de trois milliards de dollars. Cette réserve, si elle n’est pas requise, sera affectée au remboursement de la dette publique. Jusqu’à neuf milliards de dollars pourraient être remboursés au titre de la dette d’ici 2000-2001.

(Texte publié le 24 février 1998).

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