Des nouvelles pas fraîches

École Polytechnique

École Polytechnique

L'honorable M. Gouin se rend à la demande de L'École Polytechnique

L'honorable M. Gouin vient de prouver une fois de plus qu'il est toujours entièrement dévoué à la grande œuvre de l'éducation de notre province. En effet, de bonne grâce, généreusement, le premier ministre s'est rendu et cela presque sans délai, à la prière des directeurs de l'École Polytechnique qui demandaient en faveur de cette institution une augmentation dans la subvention déjà octroyée par le gouvernement.

L'École Polytechnique est sans contredit, l'une des institutions les plus intéressantes du pays. Ceux qui la dirigent sont des hommes de talent, de progrès et de dévouement. Mais en dépit de tout le zèle qu'ils avaient déployé jusqu'ici, ces généreux directeurs n’avaient pu réussir à doter l'École de quatre laboratoires qui étaient devenus nécessaires au perfectionnement pratique de son enseignement. Les octrois du gouvernement, les dons de feu le sénateur Villeneuve et plusieurs autres citoyens de Montréal n’avaient pas suffi à la réalisation de ce rêve depuis longtemps caressé.

Confiant dans la générosité du gouvernement et dans l’esprit public du Premier ministre de la province de Québec, l’École Polytechnique par l’entremise de M. le chanoine Dauth, vice-recteur de l’Université Laval, de MM. Ernest Marceau et Émile Balête, principal et directeur de l’École Polytechnique, et de M. Honoré Gervais, M.P. et professeur de l’Université Laval, s’était adressé à l’honorable M. Gouin.

La Chambre de commerce, sur proposition de M. Geo. Gouthier, s’était portée au secours de l’École et avait appuyé sa demande, tant dans son propre intérêt que dans celui de l’enseignement des hautes études commerciales : car en retour de la subvention accordée pour les laboratoires, l’École Polytechnique s’engageait à fournir au gouvernement le local et les professeurs pour l’enseignement des hautes études commerciales.

La réponse de l’honorable M. Gouin ne se fit pas attendre; il est prêt à soumettre à la Législature un octroi additionnel de $3,000 par année en faveur de l’École Polytechnique.

C’est la nouvelle qui fut communiqué à celle-ci, jeudi matin (26 mai 1906), par le premier ministre lui-même.

Forts de ces nouveaux secours, les directeurs feront construire les nouveaux laboratoires et les livreront à l’enseignement dès l’ouverture de l’année scolaire 1906-1907.

D’ailleurs les plans préparés par un professeur de l’École sont déjà prêts; les soumissions ont été demandées et on a déjà signé les traites pour la construction.

Quant à l’École des hautes études commerciales, le gouvernement veillera à son organisation, sans délai, sous la direction de l’Université Laval à Montréal.

Il est fort probable qu’un des professeurs les plus en renom de Paris, un économiste distingué, un auteur fort lu, de l’École des Hautes études commerciales de Paris, sera appelé à diriger la nouvelle institution, dont le personnel comprendra également, cela va sans dire, les hommes de la province de Québec les plus versés dans les sciences politiques.

L’inscription au cours de la nouvelle école ne sera permise qu’à ceux qui auraient fait des études classiques complètes.

(Cette nouvelle date du 26 mai 1906)

1 commentaire

  1. Ours polaire

    2013/12/15 at 11:30

    Exactement le style d’idee que je me faisais du sujet, merci encore pour ce succulent article.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>