Des nouvelles pas fraîches

Fin de Corridart

Fin de Corridart

Fin de Corridart

Corridart n'est plus. Ainsi en a décidé hier, le 13 juillet 1976, le comité exécutif de la Ville de Montréal pour des raisons qui demeurent encore obscures.

Dès les premières heures de la nuit, des équipes des travaux publics ont entrepris de faire disparaître photos, échafaudages et sculptures du plus important projet du programme Arts et Culture des Jeux olympiques subventionné par le gouvernement du Québec.

Pourquoi avoir démoli cet ensemble artistique faisant revivre les moments historiques de la rue Sherbrooke?

Le vice-président du comité exécutif, M. Yvon Lamarre a révélé hier soir à La Presse qu'il n'était pas prêt à commenter immédiatement cette décision. «Le comité a décidé de faire enlever ces choses-là, c'est tout ce que je peux dire. Nous apporterons des éclaircissements au cours des prochaines heures», a promis M. Lamarre.

Pour sa part, M. Lawrence Hanigan s'est dit dans l'impossibilité de fournir la moindre explication, ayant dû s'absenter au moment où la décision fut prise.

Le mystère entourant la décision du comité exécutif a suscité beaucoup de rumeurs la nuit dernière. L'une d'elles voulait qu'une requête policière soit à l'origine de la démolition de «Corridart».

Toutefois, les policiers n'ont pas tardé à réagir. «Si les autorités de la Ville de Montréal ont décidé de mettre fin à Corridart, elles ne doivent pas faire passer leur décision sur le dos de la police», a déclaré un porte-parole du Comité principal de sécurité publique des Jeux olympiques (CPSPJO).

Ce dernier a précisé que la question de Corridart avait été discutée lundi, lors de la réunion quotidienne des responsables de la sécurité olympique; après discussions, ceux-ci ont établi qu'aucune raison sécuritaire ne pouvait justifier une opposition à ce projet artistique.

Une autre rumeur encore plus persistante, voulait que le maire Jean Drapeau soit le principal artisan de la démolition de Corridart.

Chose certaine, la décision de mettre fin à Corridart avait été prise bien avant la réunion du comité exécutif. Dès hier matin, les employés des travaux publics avaient été invités à faire du temps supplémentaire.

(d'après La Presse)

1 commentaire

  1. ROBERT BEAUSOLEIL

    2013/12/26 at 12:38

    ET DIRE QUE DRAPEAU PARLAIT DE DEMOCRATIE. ON SE SERAIT CRU A MOSCOU DANS LE TEMPS DE STALINE

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