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Autobus plonge dans un lac

Autobus plonge dans un lac

Un autobus plonge dans un lac : 43 morts

Eastman : Un autobus transportant 49 handicapés a plongé cette nuit (4 août 1978), dans le lac d’Argent, à quelque 80 kilomètres au sud-est de Montréal, et selon les premières constatations, on craignait que six personnes seulement n’aient survécu.

Des plongeurs professionnels ont immédiatement été dépêchés sur les lieux, en même temps qu’une trentaine d’agents de la Sûreté du Québec. Le sergent Saint-Amand, du détachement de Granby, a précisé que l’autobus gisait par six mètres de fond.

L’autobus retournait à Asbestos, à une cinquantaine de kilomètres d’Eastman, où les visiteurs venaient d’assister à une représentation au théâtre de la Marjolaine. Tous étaient originaires d’Asbestos.

Le chauffeur, – l’un des survivants – a déclaré à la police que les freins avaient cédé alors qu’il descendait une pente abrupte, et que l’autobus avait quitté la route et plongé dans le lac.

Le pire accident d’une nature similaire qui se soit produit au Québec est survenu au janvier 1967, lorsque 19 étudiants et le chauffeur de leur autobus ont perdu la vie quand leur véhicule a été happé par un train de marchandises à un passage à niveau de Dorion.

Des problèmes à une roue

Le conducteur de l’autobus a confié à des amis qui étaient venus le rencontrer samedi durant les opérations de récupération près du site du plongeon fatal, qu’il avait entendu dire que l’autobus avait éprouvé des problèmes avec une roue la veille de l’accident.

Plus tôt, il avait raconté aux journalistes que c’est au moment où il descendait la côte à une vitesse de 20 milles à l’heure qu’il s’est aperçu que le véhicule n’avait plus de frein.

« J’ai alors tenté d’embrayer en deuxième pour obtenir plus de compression, mais cela n’a pas fonctionné. Nous avons alors pris de la vitesse, et quand j’ai vu le lac, j’ai pensé qu’en y plongeant dedans, l’eau amortirait le choc. J’ai aussitôt crié aux passagers de se cramponner à leurs sièges.

Denis Martel, qui occupe un emploi d’opérateur de machinerie lourde, conduisait à temps partiel des autobus depuis trois ans.

Une vision de cauchemar

C’est une vision de cauchemar qui attendait les témoins vers les 4 heures du matin, dimanche, lorsqu’on a retiré des eaux du lac d’Argent l’épave de l’autobus qui contenait encore 39 victimes sur 40 noyés dans des circonstances dramatiques.

En effet, à mesure que le camion-toueur retirait lentement des eaux boueuses du lac le lourd véhicule, on pouvait encore apercevoir des victimes entassées à la place du conducteur comme si elles avaient tenté désespérément de sortir par la porte et d’autres encore assises à leur banc.

Le groupe était composé de majorité d’handicapés et de vieillards qui accompagnaient des bénévoles de même qu’un religieuse et un abbé.

(Cela arrivait le 4 août 1978).  

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