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Bill des langues

Bill des langues

Le bill des langues officielles est adopté

Même après avoir obtenu l’appui de la Chambre des communes, le gouvernement fédéral continuera à faire campagne dans diverses régions du Canada pour que le bill des langues officielles ne soit pas un élément de désunion.

C’est ce qu’a indiqué le secrétaire d’État, M. Gérard Pelletier, quelques instants seulement après l’adoption, le 7 juillet 1969, par les Communes du bill C-120, un projet de loi qui vise à permettre l’usage du français et de l’anglais dans tous les services fédéraux à travers le Canada, grâce en particulier à la création de districts bilingues et à la nomination d’un commissaire linguistique, qui jouera dans son domaine un rôle comparable à celui d’un ombudsman.

Évidemment, pour le gouvernement Trudeau, l’adoption de ce projet de loi représente une étape extrêmement importante, quand on se rappelle l’insistance qu’a mise sur cette question le premier ministre au cours de la campagne électorale, l’an dernier.

Néanmoins, M. Pelletier, dans les quelques remarques qu’il a formulées à sa sortie de la Chambre, a déclaré que nul projet de loi ne se mérite l’acceptation universelle.

Il a ajouté toutefois que « le bill des langues sera bienvenu dans la population canadienne plus que ne le laissent entendre les débats aux Communes ».

Ceci n’empêchera pas le premier-ministre lui-même de se rendre bientôt dans l’Ouest pour prendre entre autres le pouls de l’opinion publique sur la question du bilinguisme. De son côté, M. Pelletier poursuivra au cours de l’été ses visites dans les provinces de l’Est et se propose même de retourner dans l’Ouest l’automne prochain.

L’opposition

À la Chambre, le débat sur le bill des langues s’est poursuivi en troisième lecture de façon plus subtile, à cause sans aucun doute de la mise en garde servie par le chef conservateur à ses 17 députés récalcitrants après le vote en deuxième lecture.

L’intervention sévère de M. Robert Stanfield à la suite de ce vote en deuxième lecture a eu pour effet d’éloigner d’Ottawa les plus prestigieux des protestataires, dont l’ancien leader, M. John Diefenbaker, qui est officiellement en vacances.

L’ancien ministre, M. Walter Drysdale, et le plus farouche des adversaires du bill des langues, M. Jack Horner, étaient également absents des Communes pour les dernières heures du débat et surtout pour le vote.

Les autres, parmi les adversaires du débat à la Chambre,  ont bien signifié leur position en présentant une motion visant à envoyer le projet de loi devant la Cour suprême pour en faire vérifier la constitutionnalité, mais aucun d’entre eux n’a voté pour la motion lorsque le temps fut arrivé.

On a remarqué le même silence lors de l’adoption, en troisième lecture, de sorte qu’il en fut même pas nécessaire de prendre un vote enregistré.

Outre ces 17 conservateurs que M. Réal Caouette a qualifiés « d’arriérés mentaux », tous les députés ont donné leur accord au projet de loi.

(C’est arrivé le 7 juillet 1969)

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Mouvement Québec français. Fête nationale du Québec en 2011 (la Fête Saint-Jean). Photo : © Grandquebec.com

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