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Crime du bébé

Crime du bébé

Une bébé tuée par sa mère !

Un cas extraordinaire est soumis au coroner Jolicoeur

Québec – Le coroner Jolicoeur a tenu, hier, le 11 juillet 1927, une enquête dans le cas d’un enfant nouveau-né du sexe féminin qui des cantonniers ont découvert, sur la foie ferrée, entre Saint-Agapit, comté de Lotbinière, et Craig’s Road.

L’enfant était né viable et sa mort est attribuable à la pression qu’il a fallu exercer sur la victime pour la faire passer par l’ouverture du cabinet d’aisance d’un wagon passant à cet endroit, et à la chute subséquente sur le rail.

Le cadavre était encore frais, au moment de sa découverte. Le coroner a décidé de remettre cette cause entre les mains es détectives de la province. Un verdict de « mort par asphyxie » a été rendu.

(C’est arrivé le 11 juillet 1927).

Crime du bébé

Crime du bébé. Photo : GrandQuebec.com.

Pour compléter la lecture :

Anoxhémie ou Anoxie

La raréfaction de l’oxygène peut entraîner des troubles psychiques, qu’il s’agisse d’asphyxiés par oxyde de carbone, pendaison, strangulation, décompensation cardiaque ou de raréfaction par altitude. Ces faits ont été bien étudiés par DESOILLE, en 1932, dans son travail sur l’asphyxie.

Dans ces divers cas, le sujet éprouve d’abord une période de bien-être et d’euphorie, d’allégement, à laquelle succèdent de l’engourdissement, une torpeur sensitive et mentale, puis des troubles de la mémoire et du jugement, des erreurs dans l’appréciation du temps, une diminution de l’ouïe et de la vue, une perte de l’autocritique, enfin une perte de conscience qui peut être passagère ou entraîner le sujet dans un coma complet.

L’intensité des troubles mentaux augmente à mesure que diminue la concentration de l’oxygène. -Mais il s’en faut qu’il y ait parallélisme entre le degré des troubles mentaux et la sévérité des symptômes somatiques.

On a pu étudier expérimentalement les variations des tests intellectuels dans une atmosphère raréfiée en oxygène (GELHORN et KRAINES).

L’étude de la résistance des fonctions nerveuses à l’anoxie et à l’ischémie a été reprise expérimentalement par J. MALMEJAC et P. PLANE sur le chien (Afrique française chirurgicale, sept.-oct. 1954). Ces expériences ont confirmé l’extrême vulnérabilité des formations nerveuses supérieures au déficit en oxygène, et à un arrêt de l’irrigation. Cinq à six minutes d’ischémie cérébrale représentent un seuil qui ne peut être dépassé sans que la récupération de l’activité corticale soit compromise. Une ischémie de plus de 10 minutes est susceptible de provoquer une modification complète et définitive du comportement.

Cette dissolution neuropsychique s’accompagne d’amnésie lacunaire et, dans les asphyxies graves, d’états confusionnels et de séquelles plus ou moins prolongées.

L’anoxie produite chez un nouveau-né au moment d’un accouchement difficile peut être une cause de lésions cérébrales indélébiles, génératrices d’épilepsie, d’infirmités neurologiques ou d’arriération mentale.

A. P.

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