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Avion robot C-54

Avion robot C-54

Sensationnelle envolée d’un avion robot C-54

L’appareil dirigé par télécommande vole de Terre-Neuve en Grande-Bretagne

« Le vol d’un quadrimoteur robot, de l’Amérique du Nord en Grande-Bretagne, est le développement le plus sensationnel dans l’aviation depuis la guerre », a déclaré, le 22 septembre 1947, le porte-parole du département de la guerre canadien, en annonçant aux journalistes qu’un Douglas Skymaster C-54 avait accompli un vol sans escale et uniquement contrôle par radio, de St. Stephens, Terre-Neuve, à Brize-Norton, Oxfordshire. La durée du vol a été de 10 heures 15 minutes.

L’appareil a décollé par ses propres moyens, dimanche, à 10 h. p.m. (GMT), à St. Stephens. Les mécaniciens ont effectué dans une demi-heure toutes les opérations préliminaires nécessaires, puis ils ont fermé la porte de l’avion. Devant le poste de commande de terre, un simple groupe de cadrans de commandes par relais facilement contenus dans une camionnette, le « pilote » s’affaira.

Un à un, les quatre moteurs se sont mis en marche, puis ont tourné au ralenti, le temps de se réchauffer. Puis ayant accéléré, l’avion s’est ébranlé, s’est placé lui-même dans la direction du vent et a décollé, a fait palier à 800 pieds, a rentré son train d’atterrissage et a fermé ses volets de courbure, puis a repris de l’altitude et a disparu à l’horizon.

Le vol s’est effectué à environ 9000 pieds d’altitude. À environ 3 milles de Londres, l’avion a commencé à descendre régulièrement à 900 pieds. Ses volets se sont ouverts, son train d’atterrissage est sorti, l’avion a pris sa position et s’est déposé normalement. Il a fait agir ses freins et s’est immobilisé, ses moteurs tournant au ralenti.

Quatorze personnes se trouvaient à bord de C-54, sans pilote. Aucune d’entre elles n’a touché aux commandes de l’avion, à aucun moment du vol ou d’atterrissage. Il s’agissait d’un équipage de secours composé de neuf hommes, destiné à prendre les commandes en cas de défaillance des mécanismes compliqués de la télécommande et de cinq observateurs militaires et civiles, techniciens de l’aviation militaire de plusieurs pays.

Avion Douglas C-54

Avion Douglas C-54

Avion C-54. Photo du domaine public

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