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Québec et les médecins

Québec et les médecins

Les Professionnels de la santé et le Québec

Le gouvernement Bourassa s'apprête à exercer des pressions sur les professionnels de la santé pour qu'ils signent des ententes qui permettront l'application de l'assurance-maladie.

En vertu du bill qui a été voté hier, le 10 juillet 1970 en dernière lecture par 50 voix contre 18, les Québécois ne peuvent toucher en effet à aucun des bénéfices du régime tant que les accords en question n'auront pas été signés et c'est pourquoi le Québec est sur le point de montrer les dents.

Un indice de l'attitude du gouvernement au cours des prochains jours est le fait que le premier ministre Bourassa a décidé de prendre une seule semaine de vacances après la session et, bien plus, ne pas aller à un endroit où il ne pourrait être à portée d'un téléphone.

Quant au ministre de la Santé, de la Famille et du Bien-être social, M. Claude Castonguay, il compte prendre deux semaines de vacances après la session. Toutefois, non seulement sera-t-il à portée d'un téléphone, mais il sera à moins d'une journée d'avion de la vieille capitale.

II y a aussi le coup de théâtre qui a marqué la fin des travaux de la Commission parlementaire de la santé où les députés ont fait l'étude détaillée du bill sur l'assurance-maladie. Après s'être toujours montré plus conciliant que l'Union nationale avec les professionnels de la santé, voilà que le gouvernement a durci subitement ses positions. En effet, non seulement le ministre Claude Castonguay est-il revenu au bill de l'ancien ministre Cloutier pour empêcher que les professionnels de la santé reçoivent quoi que ce soit s'ils n'adhèrent pas au régime, mais il s'est fait aussi accorder le pouvoir de prendre des mesures spéciales pour annuler les conséquences d'un trop grand désengagement.

Par exemple, les médecins au service de l'État dans les hôpitaux pourront être appelés à rendre temporairement des soins à la place de leurs confrères récalcitrants.

Le fait que le gouvernement ait été très avare d'information au sujet des négociations avec les professionnels de la santé doit être interprété comme sa volonté de franchir l'étape de l'adoption du bill et non pas de se montrer conciliant avec les professionnels de la santé. Maintenant qu'il a fixé le cadre des négociations, le gouvernement ne tardera pas à faire connaître à la population les offres du gouvernement ainsi que les demandes des médecins, des chirurgiens-dentistes et des optométristes.

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