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Grève d’Asbestos : négociations rompues

Grève d’Asbestos : négociations rompues

Grève d’Asbestos : Négociations rompues

Déclaration de Barrette au sujet de la grève d’Asbestos

L’honorable Antonio Barrette, ministre du travail dans le gouvernement provincial, nous remet pour publication la déclaration suivante au sujet de la grève de l’amiante.

Voici le texte de la déclaration :

« J’ai le regret d’annoncer que les négociations en vue du règlement de la grève dans l’industrie de l’amiante ont été rompues ce soir vers 10 :15 par les Syndicats Catholiques représentés par Maître Théo Lespérance.

« Ces négociations ont eu lieu à mon bureau au parlement et se sont poursuivis durant toute la semaine, ayant commencé lundi après-midi à trois heures pour prendre fin aujourd’hui vendredi à 10:15 p. m.

« Ces entrevues ont été laborieuses et pénibles. Je puis ajouter que je n’ai rien épargné pour conduire à une entente qui m’aurait permis de constituer le tribunal d’arbitrage que j’avais proposé.

« En définitive, les dernières propositions soumises par les parties ont été les suivantes :

La compagnie

Voici ce que la Compagnie offrait avant l’arbitrage :

Entente relative au retour au travail des grévistes de l’industrie de l’amiante :

  1. Dès la fin de la grève, le ministre du Travail recommandera à la Commission de Relations ouvrières que le certificat de reconnaissance syndicale soit remis au Syndicat dont les membres sont en grève et cela tel qu’il existait auparavant. La Compagnie ne s’objectant pas à telle remise du certificat.
  2. Aucune discrimination du fait de la grève ne sera exercée contre aucun des employés et ceux-ci seront remis à leur travail le plus rapidement possible et d’accord avec les besoins de la production.
  3. Le ministre du Travail est disposé à faire toutes démarches utiles auprès de la Compagnie en vue d’amener un règlement à l’amiable des procédures civiles pendantes devant les tribunaux.

Les Syndicats

Voici ce que les Syndicats exigeaient avant de se soumettre à l’arbitrage :

  1. De la fin de la grève, le certificat de reconnaissance syndicale sera remis au Syndicat dont les membres sont en grève, et cela tel qu’il existait auparavant. Aucune objection de la part de la Compagnie concernée ne sera soulevée contre la ré-certification.
  2. Aucune discrimination du fait de la grève ou à la raison d’incidents relatifs à la grève ne sera exercée contre aucun employé, et tous les employés seront remis au travail dans un délai maximum de cinq jours, à moins de raison incontrôlable, et ils auront la préférence pour l’emploi qu’ils occupaient avant la grève.
  3. Les actions et injonctions intentées contre certains organismes syndicaux (C.T.C.C., Fédération de l’industrie minière et Syndicats locaux) seront considérées réglées et nulle autre action relative à la grève ne sera intentée contre les dits organismes syndicaux, leurs officiers ou leurs membres.

Québec, le 29 avril 1949.

(Texte paru dans le quotidien Le Soleil, samedi 20 avril 1949).

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