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Agent Samson arrêté

Agent Samson arrêté

La GRC arrête l’agent Samson

À peine libéré par le commissaire aux incendies, Me Cyrille Delage, en attendant la poursuite de son témoignage, aujourd’hui, l’agent Robert Samson a été appréhendé hier après-midi (28 août 1974) par ses collègues de la GRC et a été mis en accusation aussitôt pour des actes rogatoires à l’éthique professionnelle à cause de ses relations avec deux personnages de la pègre.

Le policier Samson, âgé de 29 ans, que la police de la CUM soupçonne d’avoir placé une bombe, le 26 juillet dernier, à la résidence du président de la compagnie Steinberg, M. Melvyn Dobrin, avait soutenu, au cours d’un interrogatoire de près de trois heures, qu’il s’était rendu à cet endroit pour y rencontrer un informateur et qu’il avait été blessé en s’approchant d’un mystérieux colis, placé dans la cour arrière.

Cette version de l’agent Samson a cependant été mise en doute par la majorité des onze témoins qui l’ont suivi à la barre des témoins.

Interrogé par le procureur de la police de la CUM, Me Jacques Dagenais, l’agent Samson a indiqué qu’il s’était rendu à la Ville de Mont-Royal pour y rencontrer un informateur. À son arrivée près de la résidence Dobrin, Samson, ne voyant pas son interlocuteur qui lui avait parlé au téléphone peu de temps auparavant, a décidé de faire une reconnaissance des lieux à la recherche de narcotiques, puisqu’il avait l’impression que s’était là le but de cette rencontre inhabituelle.

En passant sur le trottoir, a raconté Samson, j’ai aperçu un colis à l’arrière de la maison. J’ai pris des gants qui se trouvaient dans mon imperméable. Je les ai enfilés afin de préserver les empreintes digitales qui auraient pu s’y trouver. En approchant du colis, j’ai vu un paquet d’étoiles.

« C’était comme si j’avais de la poussière dans les yeux. Ça me faisait horriblement mal. C’était comme dans un rêve. Maintenant, j’ai de la difficulté à me rappeler ce qui s’est passé à ce moment-là. J’ai vu une automobile, peut-être un taxi, et j’ai demandé à être conduit chez ma mère, rue Ethel, à Verdun.

Des témoins ont, d’autre part affirmé que la bombe était placée dans un endroit sombre et peu visible du trottoir.

(C’est arrivé le 19 août 1974).

GRC

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