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L’ADN sert dans un procès

L’ADN sert dans un procès

Une première : L’ADN sert dans un procès

Le choix des jurés débute aujourd’hui, le 26 août 1991, dans le cadre du procès d’Allan Légère au Nouveau-Brunswick, accusé du meurtre de quatre personnes en 1989.

Le 14 octobre 1989, les corps des sœurs Daughney, Linda Lou, 41 ans, et Donna, 45 ans, étaient découverts dans leur demeure de Newcastle ravagée par le feu.

Le 16 novembre 1989, le corps d’un prêtre catholique, James Smith, 69 ans, était retrouvé dans la sacristie de l’église de la Nativité de la Vierge Marie, à Chatam Head. Il avait été battue et coupé à mort.

Près d’un an plus tard, soit le 20 novembre 1990, Légère était accusé de ses quatre meurtres. La GRC a expliqué qu’il avait fallu autant de temps avant de porter les accusations en raison de la tenue de tests de vérifications de preuves en laboratoire.

La preuve de la poursuite devrait porter en majeure partie sur des identifications de molécules d’ADN.

Comme le recours aux preuves basées sur l’ADN en est à son stade embryonnaire au Canada, le procès de Légère constituera une cause-type dans les procédures.

La poursuite pourrait appeler au moins 200 témoins à la barre, venant de toutes les parties du Canada et des États-Unis, plusieurs étant des experts dans les sciences de la chimie légale et de l’identification des types d’ADN.

Seuls des jumeaux identiques présentent des structures similaires de molécules d’ADN, substance chimique qui se retrouve dans chaque cellule vivante et qui détermine les caractéristiques individuelles de chaque personne.

Les scientifiques peuvent isoler des types d’ADN uniques dans des cheveux, des tissus, du sang ou des substances séminales recueillies sur les lieux de crimes, et les comparer avec ceux de suspects.

Selon le Dr John Wayne, professeur de pathologie à l’Université McMaster et conseiller auprès de la GRC, « des preuves basées sur l’ADN ont été soumises dans 250 auditions d’admissibilité et n’ont été rejetées qu’en six occasions ».

(C’est arrivé le 26 août 1991)

Note de GrandQuebec : Le 3 mai 1989, Allan Legere s’évade d’une garde de la GRC alors qu’il purge une peine à perpétuité à l’Établissement Atlantique pour l’assassinat de l’épicier John Glendenning, de Black River Bridge, Nouveau-Brunswick, le 21 juin 1986. Il est transporté de Renous à un hôpital de Moncton pour le traitement de blessures auto-induites au moment de son évasion. Il réussit à convaincre les agents de le laisser utiliser les toilettes seul. Là, il ouvre le verrou de ses menottes avec un morceau d’antenne de télévision qu’il avait caché sur son corps et s’enfuit. Après son évasion, Legere il commet quatre meurtres: Annie Flam, sœurs Linda et Donna Daughney, et le père James Smith. Il est repris le 24 novembre 1989.

Allan Legere

Allan Legere

Allan Legere, photo de l’époque

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