La Baie James est habitée par les Cris.

Au Canada, plusieurs communautés du Québec, de l’Ontario et dans les provinces des Prairies portent le nom de Cris, mais notre article portent seulement sur les Cris qui habitent l’Est de la Baie James et qui représentent environ 10 % des Cris au Canada.

Les Cris forment une société nomade, et durant plusieurs millénaires, ils furent les seuls à chasser, pêcher et cueillir dans cette région.

Le langage Cri appartient a la famille des langues Algonquines, tout comme les Abenakis, les Micmacs, les Malécites et les Montagnais-Naskapis. Avec l’arrivée des Français au 16ème siècle, la vie de cette société traditionnelle a subi plusieurs changements. Pendant l’époque coloniale, les Cris participent activement à la traite des fourrures. Ces changements imposent une divergence du nomadisme traditionnel et certaines communautés choisissent alors de former des villages sédentaires.

De nos jours, la communauté des Cris de la Baie James regroupe environ 13 000 individus, répartis dans neuf villages à travers l’Eeyou Istchee. Dépendamment des ouvrages, Eeyou Istchee, qui signifie Terre des Cris, peut aussi s’écrire Eeyou Astchee ou Iyiyuuschii.

Quatre de ces villages bordent la côte, alors que cinq autres se perdent dans les profondeurs du continent.

Les structures sociales et politiques des Cris comportent une Autorité Régionale des Cris dans chaque village, qui est présidée par le Grand Conseil des Cris. Le quartier principal de celui-ci est basé à Montréal, alors que l’ambassade des Cris se trouve à Ottawa.

Tout comme une dizaine d’autres groupes autochtones, les Cris agissent en tant que consultants auprès du Conseil Économique et Social des Nations Unies, où des questions concernant les droits des peuples indigènes sont examinées.