Québec musical

Mylène Farmer

Mylène Farmer

Mylène Farmer

Mylène Farmer (baptisée Mylène Gautier) est une chanteuse et auteure qui vit et travaille en France. Elle naît le 12 septembre 1961, à Pierrefonds, au Québec, mais son père Max est un Français, ingénieur des ponts et chaussées, qui a travaillé à la construction du barrage de Manicouagan, où Mylène est née et où elle a vécu les huit premières années de sa vie. En 1969, la famille retourne en France, où elle s’établit à Ville-d’Avray, en banlieue parisienne.

Adolescente solitaire, la fillette envisage de devenir monitrice d’équitation, et se rend fréquemment au chevet d’enfants tétraplégiques de l’Hôpital de Garches – une activité qu’elle poursuit encore aujourd’hui. Elle suit une formation théâtrale au cours Florent afin de devenir comédienne, et enchaîne plusieurs petits boulots, notamment dans le mannequinat pour des catalogues ou des publicités.

Mylène se produit depuis 1984. Elle choisit son nom de scène en hommage à Frances Farmer, une actrice américaine des années 1930 au destin tragique. Après avoir essuyé de multiples refus de maisons de disques en 1983, la chanteuse signe chez RCA et sa première chanson devient un hit de l’été 1984. Depuis elle est devenue la chanteuse qui vend le plus de disques en France. Entre 1986 et 1992, chacun de ses singles connaît un grand succès : Tristana, Sans contrefaçon, Ainsi soit je…, Pourvu qu’elles soient douces, Sans logique, À quoi je sers, Désenchantée, Regrets (en duo avec Jean-Louis Murat), Je t’aime mélancolie et Beyond My Control, extraits des albums Cendres de lune, Ainsi soit je… (1988) et L’Autre… (1991. Son image et ses ventes la transforment en phénomène de société : le Livre Guinness des records lui accorde une pleine page. Bref, Mylène Farmer s’est classée le plus de titres à la 1re place du Top 50. Elle connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Europe de l’Est.

Elle apparaît rarement dans les médias et refuse de parler sur sa vie privée, mais elle a réussi à construire un univers musical singulier, notamment à travers ses concerts et ses clips.

Ses textes qu’elle écrit elle-même, sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l’amour, et contiennent souvent des références à certains écrivains tels que Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Luc Dietrich, Francesco Alberoni, Oscar Wilde, Virginia Woolf, Primo Levi, au peintre Egon Schiele et à d’autres personnages. Sa musique a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, ou rock.

Réalisés par Boutonnat, Luc Besson (Que mon cœur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L’Âme-Stram-Gram), ses clips sont de véritables courts-métrages (, par exemple, Pourvu qu’elles soient douces dure près de 18 min).

Mylène Farmer évoque dans ses chansons l’amour, la mort, le temps qui passe, souvent empreint de mélancolie. Ses textes, souvent basés sur le symbolisme, font débat : si certains y voient un véritable talent d’écriture, d’autres les considèrent pseudo-intellectualistes.

Les fans vouaient un véritable culte à Mylène, pouvant tourner à l’obsession : en 1991, un fan tue d’un coup de fusil le réceptionniste de Polydor, car celui-ci refusait de lui donner l'adresse de la chanteuse. C’est à cette époque qu’elle prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias. Mylène Farmer n’accorde que peu d’interviews décline systématiquement d'autres reconnaissances pourtant prestigieuses comme la Légion d’honneur, sa statue au musée Grévin, son nom dans le dictionnaire.

Notons que dès ses débuts en 1984, les chansons et les clips de Mylène Farmer créent souvent la polémique. Sa « stratégie du silence » a été longuement évoquée par les médias. Au fil des ans, certains médias jugent l’artiste trop commerciale, du fait de ses ventes importantes et de l’intérêt croissant de la presse populaire.

D’ailleurs, ses concerts, inspirés des shows à l’américaine, ont provoqué quelques accusations de mégalomanie. Toutefois, de nombreux critiques reconnaissent la qualité musicale de ses nombreux albums et plusieurs journaux et revues autrefois critiques sont devenus laudateurs. D’autres médias, par contre, devant son refus systématique d’interviews, publient des articles très critiques et certains média la boycottent.

Le texte Je t’aime mélancolie aborde ce thème et semble apporter une réponse de Mylène Farmer aux critiques : « J’ai comme une envie / De voir ma vie en l’air / Chaque fois que l’on me dit / C’est de la mauvaise herbe / Et moi je dis : / Qu’une sauvage née / Vaut bien d’être estimée / Après tout elle fait souvent la nique / Aux « trop bien » cultivées, et toc ! […] En somme c’est ça : / Pour plaire aux jaloux / Il faut être ignorée. »

mylene farmer

Mylène Farmer. Source de la photographie : mylene.net

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