Multiculturalisme

Espéranto

Espéranto

Espéranto au Québec

On doit l’Espéranto à M. Ludwik Lazare Zamenhof (1859-1917), un ophtalmologiste polonais d’origine juive qui lança, le 26 juillet 1887 à Varsovie, le premier manuel d’espéranto, signé par Zamenhof sous le pseudonyme de Doctoro Espéranto, espéranto se traduisant par « celui/celle qui espère ». Après des débuts difficiles, le projet d’une nouvelle langue se voulant un outil de rapprochement des personnes de différentes cultures, ethnies et pays, commence à faire d’adeptes, surtout dans l’Empire russe (Varsovie faisant partie de l’Empire à l’époque).

Une revue commence à paraître et Léon Tolstoï, enthousiasmé par la langue, se met à y écrire. Peu à peu, malgré des difficultés d’ordre économique, politique et psychologique, des gens du monde entier découvrent l’espéranto et se mettent à l’apprendre. Les experts linguistes font une prédiction unanime : les adeptes de l’espéranto vont être victime des habitudes phonétiques, sémantiques, grammaticales de la langue maternelle de chaque locuteur, pourtant, au premier congrès à Boulogne-sur-mer, en 1905, les espérantophones se comprennent parfaitement.

Au fil des ans, la langue progresse, malgré tous les obstacles et en 1976, une trentaine d’universités l’enseignent. De nos jours, on en compte plus d’une centaine. De nombreuses œuvres sont éditées en espéranto et la langue est parlée à la radio dans plusieurs pays. Plus encore, l’espéranto est devenue la langue maternelle d’un certain nombre d’enfants.

Entre 30 000 et 50 000 livres ont été écrits en espéranto, environ la moitié sont des oeuvres originales. Plusieurs textes célèbres ont été traduits, comme la bible, le coran, les oeuvres de Molière et de Shakespeare. Les bandes dessinées de Tintin, Astérix et Gaston Lagaffe sont disponibles en espéranto ainsi que le Petit prince (la eta princo).

la eta princo

Au Québec, le principal moteur de la diffusion de l’espéranto est la Société québécoise d’espéranto, fondée en 1982, qui organise ou co-organise un grand nombre d’activités, dont des rassemblements et des conférences des espérantophones du Québec, de l’Ontario et des États-Unis au site de Silver Bay, à Montréal et dans d’autres villes du Canada. Chaque décembre, se tient la Decembra Esperanta Festo ou la Fête d’espéranto de Décembre.

D’ailleurs, la maison de l’espéranto ou MEDO organise des rencontres amicales à peu près chaque mois. Tout le monde y est invité pour découvrir les avantages de l’espéranto, pratiquer la langue, poser des questions, profiter de la bibliothèque du MEDO et se faire des amis. Ces rencontres ont habituellement lieu le dernier vendredi de chaque mois.

Du 12 au 18 juillet 2008, à Montréal, aura lieu le TAKE ou le 7e Congrès espéranto des Amériques – Tutamerika kongreso de esperanto, dont le thème sera « Écosystèmes, langues et cultures : diversité pour un développement soutenable dans les Amériques. » Les congrès TAKE, créés par la Commission des Amériques de l’Association mondiale d’espéranto ou UEA, se tiennent à tous les trois ans. À Montréal, on attend la participation de 100 à 200 espérantophones.

Ludwik Lazare Zamenhof

Le site Web du congrès : www.take7.ca

La Société québécoise d’espéranto publie la revue La Riverego qui est également disponible sur le site des magazines espérantophones : www.gazetejo.org.

Pour en apprendre plus sur l’espéranto au Québec : www.esperanto.qc.ca

Photo du monument à M. Zamenhof à Odessa, Ukraine, offerte par

Zvi Kaplan, droit d’auteur ©Zvi Kaplan

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