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Basques

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Les Basques

Les Basques sont un peuple d’Europe, dont une partie habite en France et une autre en Espagne. L’origine des Basques demeure inconnue et leur langue, l’euskara, ne ressemble à aucune autre langue indo-européenne. Cependant, on trouve plusieurs mots et expressions qui permettent de déterminer l’origine commune de l’euskara et du géorgien, la Géorgie est un pays situé au cœur des monts Caucasiens, loin de l’Atlantique. De plus, on constate plusieurs coïncidences dans les traditions, l’art, l'artisanat, les vêtements traditionnels, les coutumes et même l'apparence physique entre les Géorgiens et les Basques.

Jusqu’à nos jours, les Basques ont réussi à maintenir leur culture nationale malgré l’influence des peuples voisins.

Les Basques se sont toujours distingués par leur habileté comme marins. Alors, rien d’étonnant à ce que les Basques aient été parmi les premiers visiteurs réguliers sur les côtes de Terre-Neuve, du Labrador, de la Gaspésie, du Saguenay et du Bas-Saint-Laurent.

Certains historiens sont d’avis que les Basques y seraient même venus avant les Vikings. Toutefois, il n’existe aucune preuve enregistrée ni artefacts attestant ce fait.

Par contre, il est prouvé que les Basques réalisèrent chaque année des expéditions de pêche et de chasse à la baleine sur les côtes du Canada avant sa découverte par les Français et par Jacques Cartier. Il semble que les premières expéditions régulières débutent avant 1525, peut-être même au début du XVI siècle.

On peut être à peu près sûr que les bateaux arrivaient au Canada au printemps et repartaient en septembre ou octobre.

L’influence de l’héritage des Basques au Québec est bien visible dans certains noms de lieux, tels le Port-aux-Basques, l'Île-aux-Basques, possiblement la Minganie, le Port au Choix – car c’est le mot euskara portuchoa qui signifie « petit port ». On trouve au Bas-Saint-Laurent, au Saguenay et sur les côtes de la Gaspésie des vestiges de sites baleiniers basques, des restes de fours et autres artefacts. Remarquons que le terme orignal, désignant l’élan du Canada est un terme basque.

Tous les ans, les Basques reviennent à leurs sites de dépeçage. Ils y dressent des échafaudages pour le séchage de la morue. Des fourneaux de pierre ont été construits pour l’extraction de l’huile de baleine, denrée prisée en Europe. Il semble que leurs relations avec les Amérindiens furent amicales.

Samuel de Champlain a constaté à plusieurs reprises dans ses récits la présence des Basques au Canada. Il décrit la colonie basque de Lesquemin ou Les Escoumins et il décrit ses relations tendues avec ces pêcheurs en raison des droits de pêche dans les eaux que la France considérait comme les siennes. Samuel de Champlain charge alors son compagnon Raymond de la Ralde de poursuivre les pêcheurs Basques et de les forcer à respecter les droits du roi de France.

Au moins, le Dr. N-E Dionne dans sa recherche « Gens de Mer », publié dans le Canada Français en 1888, dit que « …vers 1620, les Basques… étaient rois et maîtres dans le Saint-Laurent, à la hauteur du Saguenay; traite à la fourrure illégale, chasse à la baleine avec felouque armée, à tel point que Champlain en était fort ennuyé. La compagnie de Montmorency chargea de concert avec Champlain, Raymond de la Ralde de faire respecter leur charte et il se mit à leur poursuite » (La compagnie de Montmorency était la première société commerciale canadienne).

Plusieurs raisons ont mené à l’abandon de la pêche à la baleine et à la morue par les Basques. D’abord, ils s’adonnèrent exclusivement au commerce des pelleteries qui demandait moins de dépenses, moins de fatigue et où l’on courait moins de dangers. D’ailleurs, les profits étaient plus considérables et plus prompts.

De plus, les baleines elles-mêmes avaient en partie quitté ces parages à cause des espadons, un poisson acanthoptère qui selon le Père Charlevoix, faisait une guerre cruelle aux baleines qu’il forçait à fuir au loin quand il avait percé le dos du cétacé de son redoutable éperon. Charlevoix, dans son Journal d’un Voyage failt par ordre du Roy dans l’Amérique Septentrionale, paru en 1721 à Paris, décrit une bataille entre une baleine et un espadon. L’historien prétend que l’espadon fit battre en retraite la baleine.

Une autre raison, peut-être la plus importante, est que depuis 1713, après la ratification du traité d’Utrecht, l’accès des Basques aux eaux de la Nouvelle-France est réduit voire interdit et ils décident de chercher d’autres endroits plutôt qu’entrer en guerre et violer des traités.

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Le coucher du soleil sur Saint-Laurent, rien n'a changé depuis les Basques… Photo : © V. Petrvosky

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1 commentaire

  1. MICHEL TRUCHON

    2010/05/27 at 9:40

    Je veux faire un documentier sur les Basques. Avait vous d’autre donné sur les Basques a me conseillé,

    Bien à vous

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