Montréal: ses attraits

Rue King

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Rue King

La rue King traverse le faubourg historique des Récollets, célèbre autrefois, mais en déclin depuis les années 1970 (aujourd’hui, cependant, le quartier émerge comme un quartier flambant neuf aux accents de haute technologie).

Au début de Montréal, l’espace occupé par l’actuelle rue King comprenait de vastes terres agricoles cédés à Jeanne Mance en 1654 par le gouverneur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve.

Jusqu’en 1792, la partie sud de la rue était occupée par le fief Nazareth qui servait de ferme aux Sœurs hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Les Hospitalières tirent profit de l’exploitation du domaine, connu comme Grange des pauvres, pour financer l’Hôtel-Dieu et ses œuvres.

Au nord du territoire, ce sont les maisons de bois des habitants et les commerces des artisans.

En 1792, le marchand irlandais Thomas McCord fait l’acquisition du terrain et à partir de 1804, avec l’augmentation constante de la population et la démolition des fortifications de Montréal, on assiste à l’expansion des faubourgs. Ainsi McCord fait le gros de sa fortune. Il ouvre quelques rues et permet la construction de dizaines de maisons.

C’est en 1814 que McCord fait approuver leur tracé des rues par la ville de Montréal et c’est lui-même qui prend soin d’en assigner les noms. C’est alors que le nom de la rue King voit le jour.

La rue devient peu à peu zone résidentielle, où s’installent des immigrants Irlandais. On commence à parler du quartier de Griffintown (du nom d’un associé de McCord), l’un des pivots de l’industrialisation montréalaise. Vers la fin du XIXe siècle, un grand nombre d’entrepôts de toutes sortes et surtout fonderies se multiplient sur la rue et autour (l’ère de l’industrie métallurgique bat son plein).

Dès le début du XXe siècle, les résidents délaissent peu à peu la rue au profit de quartiers plus salubres. Dans la seconde moitié du XXe siècle, le sud-ouest montréalais subit une désindustrialisation. Les fermetures d’usines, leur abandon et le déménagement des compagnies sont la monnaie courante et la rue King en souffre.

Aujourd’hui, le gouvernement de Montréal et celui du Québec investissent des centaines de millions pour revitaliser le quartier et lui donner une nouvelle vocation: le multimédia. Alors, la rue renaît peu à peu, étant le coeur du nouvel quarter connu sous le nom de Cité Multimédia.

Dès bâtiments de la rue King, citons la magnifique doyenne du faubourg des Récollets, sise au 162-66 qui date de 1819. Son propriétaire, Abner Bagg, était entrepreneur en construction. On fit appel à ses services en 1819, année de construction de sa maison, pour démolir la citadelle, située au sommet du coteau Saint-Louis. Or, il se trouve que sur sa maison, un détail intrigue, et nous pousse à croire que la richesse de cette demeure relève du génie de la récupération: la porte d'entrée et la porte cochère sont de dimension égales. Aucun contrat pour la taille de cette pierre n'a été retrouvé. Certains historiens sont d'avis qu'il s'agirait-il des arches des portes de la citadelle de Montréal.

rue king

Rue King. Photo : © Grandquebec

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