Montréal: ses attraits

Côte-des-Neiges

Côte-des-Neiges

Côte-des-Neiges

Au début du XVIIIe siècle, le chemin de la Côte-des-Neiges longeait un ruisseau qui descendait du Mont-Royal jusqu’à la rivière des Prairies, côtoyé d’un nombre des tanneries, inaugurées à l'initiative de l’intendant Jean Talon et qui nécessitaient beaucoup d’eau pour les opérations.

En effet, les tanneries forment une industrie des plus productives. Pierre Claude, le maire de Côte-des-Neiges entre 1862 et 1885, est propriétaire de la plus importante tannerie, située sur l'emplacement actuel de l'école Notre-Dame-des-Neiges. En face, la tannerie Benjamin Goyer qui vend du cuir et de la laine est également très active. Par contre, les tanneries salissent les eaux et laissent planer dans le secteur des odeurs désagréables.

Depuis 1884, un chemin de fer relie le quartier au centre-ville de Montréal par le chemin de la Côte-Sainte-Catherine. À partir de 1889, le quartier est formé de deux municipalités : le haut – Ville de Côte-des-Neiges et le bas – Village de Côte-des-Neiges. Les deux municipalités sont incorporées à Montréal au début du XXe siècle.

Avec l'annexion à la Ville de Montréal, un réel développement urbain transforme le paysage du secteur qui prend de l'ampleur en 1925 avec l'installation de l'eau potable, l'implantation d'un réseau d'égouts et le développement plus intensif des routes.

Au fil des ans, le quartier devient de plus en plus résidentiel, mais il accueille aussi d'importantes communautés religieuses telles que la Congrégation de Sainte-Croix, la Compagnie de Jésus, des églises catholiques ainsi que des temples anglicans et presbytériens. Peu à peu, d'une économie rurale et artisanale, Côte-des-Neiges passe à une économie de services.

Après la Deuxième Guerre mondiale, les dernières terres agricoles disparaissent. Le réseau routier se consolide et se densifie et des parcs sont aménagés dans les années 1960, notamment le parc Jean-Brillant. De nouveaux pavillons universitaires se construisent et l'École des Hautes études commerciales est érigée en 1970 sur la rue Decelles. Une nouvelle ligne de métro dessert le secteur depuis la fin des années 1980.

Depuis les années 1950, Côte-des-Neiges vit une période d'immigration massive.

Tout d'abord, plusieurs Irlandais de Griffintown, près du canal Lachine, se déplacent vers Côte-des-Neiges et fondent la paroisse St Kevin. La communauté juive y ouvre son hôpital (Hôpital juif) en 1934, ainsi qu'une synagogue et un cimetière. Des Européens de l'Est s'installent nombreux.

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Côte-des-Neiges. Photo : © GrandQuebec.com

Avec les années, d'autres communautés culturelles s'ajoutent à celles déjà présentes. Les Vietnamiens, Marocains, Sri Lankais, Roumains, Bangladeshi et autres arrivent sur cette terre d'accueil ou de passage. Plus de 65 pour cent de la population est aujourd'hui issue des communautés culturelles. Le caractère résidentiel du secteur reste donc marquant, avec plusieurs immeubles à logements locatifs, alors appelés flats.

Le quartier (qui fait partie de l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce) est devenu l’un des quartiers les plus pittoresques, colorés et multiethniques de Montréal, où la moitié de la population sont nés à l'extérieur du Canada. C’est, probablement, le quartier le plus diversifié dans la ville.

Le plus grand cimetière au Canada (le plus grand cimetière catholique en Amérique du Nord) s’y trouve, tout comme l'Université de Montréal, l’école des Hautes Études Commerciales, un nombre d’hôpitaux, tels que l’hôpital Sainte-Justine, l’hôpital Juif et d’autres, d’excellentes bibliothèques, des librairies québécoises et nationales, des clubs vidéo, des boutiques, des épiceries fines, des pâtisseries originales, des boulangeries avec des pains nationaux, des restaurants offrant une grande variété de produits provenant de différents pays du monde, des centres des arts martiaux orientaux, de yoga et d’autres activités spirituelles et physiques.

Parc Kent en face de la Plaza Côte-des-Neiges (un peu en amount). Source : © GrandQuebec.com

Dans la rue, on aperçoit des gens d'origine latino-américaine, hindoue, russe, polonaise, espagnole, arabe, portugaise, italienne, hindoue, iranienne, philippine, thaïlandaise et des dizaines d’autres origines. Chacun a sa propre langue et sa culture, des centaines, voire des milliers d’édifices d’appartements sont cohabités par des gens de toutes les ethnies, pays, couleurs, coutumes et traditions… Le secret de la cohabitation pacifique est simple: le respect mutuel et le respects envers les valeurs du pays qui vous a accueilli. Si on comprend ces deux vérités simples, ont vit bien.

Une petite recommandation : on peut prendre au terminal de l’autobus 11 à la station de métro de Mont-Royal et faire un trajet jusqu’à l’autre bout, au terminal de l'avenue Ridgewood, une petite rue tortueuse, l'une des plus intéressantes de CDN. Cette rue est une rue sans issue qui monte dans la montagne. Ensuite, un sentier monte directement à Summit Circle, l'un des sommets du Mont-Royal et à une véritable forêt situé sur ce sommet, l'un des plus beaux et calmes parcs à Montréal, où on peut écouter le chant des oiseaux et observer de petits animaux, des moufettes ou des renards, par exemple.

Des points d’intérêt les plus connus, ont distingue le magnifique Oratoire Saint-Joseph, avec son jardin japonais, ces concerts, expositions, un petit musée de crèches.

Le Centre commercial Place Côte-des-Neige est le plus bon marché à Montréal.

cote des neiges

Côte-des-Neiges. Photo : © GrandQuebec.com

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