Montréal: ses attraits

Boulevard Décarie

Boulevard Décarie

Boulevard Décarie 

Le long boulevard Décarie traverse l'arrondissement de Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges et se prolonge jusqu’à Côte-Vertu et l'arrondissement de Saint-Laurent.

Vers la fin du XVIIe siècle, ces lieux n'étaient qu'une immense forêt s'étalant au pied du Mont-Royal, entourée de marécages et de ruisseaux. Cependant, les premiers européens s’établissent à Notre-Dame-de-Grâce le 18 novembre 1650. La date exacte est connue, car elle apparaît dans le registre des terrains concédés par M. de Maisonneuve, gouverneur de Ville-Marie aux premiers colons : Jean Descarries (ou Descaris) dit le Houx et Jean Leduc, originaire d’Iger au Perche, en France.

Ces deux Français reçoivent chacun trente arpents de terre à Notre-Dame-de-Grâce, un vaste territoire qui s’étendait depuis ce qui allait devenir la rue Atwater jusqu'à Lachine.

Deux années plus tard, le 11 novembre 1652, Jean Leduc épouse Marie Soulinié de Trois-Rivières (les jeunes gens se sont rencontrés lors d’un voyage de Monsieur Leduc à Québec pour apporter des vivres à Ville-Marie).

Le 23 septembre 1654, Jean Descarries épouse Michelle Artus, originaire de Brousse, en Anjou. Paul de Chomedey de Maisonneuve (gouverneur de Montréal), la dame Barbe de Boulogne d'Ailleboust (épouse du gouverneur de la Nouvelle-France), MM. Charles Lemoyne, Nicolas Godé, Jean de Saint-Père et d’autres illustres personnalités sont présentes à la signature du contrat de mariage. Le 5 octobre suivant, le mariage est célébré à Québec par le père Jérôme Lalemant, en la chapelle du collège de la compagnie de Jésus.

C’est alors que prend naissance la grande famille des Descarries, dont le nom a été perpétué dans ce boulevard bien connu des montréalais.

Ce sont les familles des pionniers Descarries et Leduc qui construisent dans les années 1680 le chemin menant à l’intérieur de l'île de Montréal, afin de desservir la maison de la famille Décarie. C’est Paul, le fils aîné de Jean Descarries qui s’occupe du chemin qui serait situé à l’emplacement exact du début de l’actuel boulevard Décarie, quelques dizaines de mètres au nord de la rue Saint-Jacques.

La venue du tramway à la fin du XIXe siècle attire de nombreuses familles à Saint-Laurent.

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Boulevard Décarie en 1939, angle du Chemin Queen Mary. Auteur inconnu. Remarquez le ciné-théâtre Snowdon dont la structure existe jusqu’à nos jours

Depuis, ce chemin, par la suite le boulevard Décarie est devenu l’axe commercial de la région montréalaise. Dans les années 1930, des commerces s’y alignent et le ciné-théâtre Snowdon accueille les spectateurs.

Puis, en 1942, un énorme édifice Boule orange, en forme de grosse orange est érigé au 7700 Décarie par la compagnie Orange Julep.

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Boulevard Décarie aujourd’hui, photo © David Haguenauer

Après la Seconde Guerre mondiale, les commerces se multiplient sur la « Grande Allée de Florence », désignée officiellement boulevard Décarie en 1949.

Au début des années 1960, le premier centre commercial de banlieue, le Norgate, y est construit, à l’intersection de la Côte-Vertu, suivant le modèle des shopping centers américains. Ensuite, en 1967, des voies rapides sont installées le long du boulevard et son aspect change radicalement.

Entièrement revitalisée en 2007, entre le boulevard de la Côte-Vertu et la rue du Collège, l’artère constitue un circuit fascinant de commerces et de restaurants représentatifs de la mosaïque culturelle de Saint-Laurent.

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