Histoire de Montréal

Pourquoi sur l’île ?

Pourquoi sur l’île ?

Pourquoi sur l'île 

Voici ce que dit la sœur Marie Marin dans son récit sur la fondation de la ville de Montréal, écrit en 1725 :

Description de l’île de Montréal, Ville Marie, et par quel moyen les Filles de Saint Joseph y sont venue fonder.

L’île du Montréal est vers le milieu du Canada, du côté du sud au regard de Bec, qui est plus enfoncé du côté du nord. Elle a de tour, a ce qu’on tient, 30 lieues.

Au milieu d’icelle est la montagne si renommée ou Mont Royal qui a donné le nom a toute l’île, mais qu’on appelle vulgairement Ville Marie aujourd’hui dans le Canada a cause que Monsieur de la Dauversiere a qui elle appartenait lui donna ce beau nom, lequel ayant ensuite fait présent de la dite île a Messieurs les prêtres de Saint Sulpice du séminaire de Paris, qui en sont les seigneurs a présent et qui font profession d’un respect et amour tout particulier pour la très sainte Vierge et de zelle pour la faire honorer, ont parfaitement goutté ce beau titre et contribué a l’établir.

Ville Marie est estimé des sages le poste le plus avantageux de la nouvelle France, du moins pour ce qu’il y a d’habitué, pour 2 raisons. La première, a cause du commerce, le lieu étant l’abord de toutes les nations sauvages qui y sont arrivés de toutes pars pour apporter quantité de castors et autres pelleteries qu’ils ont en leurs pays, que les marchands français estiment beaucoup et dont il font grand trafic dans l’ancienne France et autres Royaumes en temps de paix.

Il y a une place grande et spacieuse dans la ville ou les marchands dressent des boutiques plusieurs fois l'année pour traiter avec les Sauvages qui sont quelques fois 4 et 5 cens a la fois.

Ce qui est si récréatif à voir que grand nombre de personnes viennent de 60 lieues loin pour voir ces sortes de foires.

La seconde raison est la bonté des terres qui sont fertiles, qui paye le laboureur de la peine qu’il prend à les cultiver, au moins une grande partie qui est chargée d’habitants. De plus, la chasse et la pêche y ont abondé, ce qui était d’un grand secours pour y vivre grassement, mais a mesure que le nombre des habitants c’est augmenté, ces sortes de biens ont diminué, ou plutôt, parce que le péché a cru en nombre, Dieu a retiré ces grâces temporelles et obligé les peuples a gagner leurs vie par de plus grands travaux.

Voici la suite : la description des premiers jours de la colonie, selon sœur Marie Morin.

ile de montreal débarquement

Débarquement sur l'île de Montréal. Plaque installée dans le Chalet de la Montagne. Photo : © GrandQuebec

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