Histoire de Montréal

Histoire de la police

Histoire de la police

Petite histoire de la police

Les informations sur la création des premières forces de l’ordre à Montréal varient. Certains affirment que c’est en 1663 que sont nommés les premiers gardiens de la paix chargés de faire respecter l’ordre public dans le village de Ville-Marie. Toutefois, en général, ce sont des militaires et parfois des miliciens qui s’occupent de la protection de la vie des citoyens.

En 1709, Philippe de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, édite une ordonnance qui entraîne la création d’une unité d’archers dont les fonctions sont de veiller à la paix des résidents. Il semble toutefois que cette unité avait peu de membres et était constituée de volontaires qui ne recevaient rien en récompense de leurs efforts.

Selon le site www.memoiredequebec.com, la première mention dans les archives de Montréal témoignant de l’existence d’une police professionnelle, date de décembre 1796.

Une nouvelle organisation de la police fut établie en 1838 en vertu d’une ordonnance de Lord Durham. Le corps de policiers était composé de 102 constables, quatre hommes de patrouille montés, six sergents et six caporaux sous le commandement de quatre officiers : le capitaine Alexandre Comeau et le lieutenant Worth pour la division A, et le capitaine William Brown et le lieutenant William Suter pour la division B. Le surintendant était M. P. Leclère. Le service du jour commençait à sept heures du matin et finissait à six heures du soir. Chaque homme était de service toutes les trois heures, en hiver, et toutes les six heures, en été. Le service de nuit commençait à six heures du soir et durait jusqu’à six heures du matin. Les gardiens de la paix étaient relevés toutes les quatre heures en été, et en hiver, ces changements dépendaient de la température.

Cette police coûtait 6 mille livres par année et était entretenue aux frais du gouvernement impérial.

La juridiction de la police de Montréal en 1839, à parte de la ville, les faubourgs et le havre, s’étendait aux paroisses de Laprairie de la Madeleine, Longueuil, Boucherville, Varennes, Repentigny, Lachenaie, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Martin et l’île Perrot (d’après Hector Berthelot, Le Vieux bon temps, 9 décembre 1884).

Pourtant, ce n’est que le 15 mars 1843 que le Département de police de Montréal est créé. On considère ce jour comme la date officielle de la naissance de la police de Montréal. À cette époque, il y avait à Montréal 51 policiers qui ne portaient cependant pas d’uniformes.

Pour que les citoyens aperçoivent les policiers de loin et puissent les distinguer, le premier uniforme est établi en 1848, et c’est en 1853 qu’ils obtiennent le droit de porter des armes à feu dans l’exercice de leur fonction.

Vers le début du XXe siècle, le corps de police de Montréal compte 467 constables, inspecteurs et chefs de service. Le corps se subdivise, des escouades de la moralité et des départements locaux sont créés.

Au fil des ans, la réorganisation, la création de nouveaux services, la suppression de départements, la fusion, l’assignation de différentes fonctions au corps de police a beaucoup fluctué à Montréal, c’est un processus logique et compréhensible. Toutefois, ces décisions ont parfois suscité des controverses.

Citons par exemple la fonction qui consiste à assurer la sécurité contre les incendies, dont la police est chargée en 1918. En réponse, les policiers fondent leur premier syndicat, l’Union ouvrière fédérale des policiers, qui lance vers la fin de l’année une grève des policiers et des pompiers de Montréal. Cette décision est annulée après de violents incidents.

Curieusement, le nombre des effectifs de la police reste à peu près le même depuis le début du siècle jusqu’à 1930, quand on engage du personnel en grand nombre dans le cadre de la crise économique de 1929. En effet, suite à la crise, des dizaines de milliers d’ouvriers perdent leur travail et on note une hausse de la criminalité. Vers la fin des années 1930, le service de police compte environ 1 500 personnes.

Suite aux progrès des analyses scientifiques, on crée en 1957, le Laboratoire mobile, «Les experts» version montréalaise. Il évolue et se transforme dans les années 1980 pour devenir la Section technique. Depuis1984, la police n’assure plus le service ambulancier aux résidents de Montréal, qui est pris en charge désormais par Urgence-Santé.

Plusieurs policiers de Montréal sont morts dans l’exercice de leur fonction et leur mémoire est conservée par le Musée de la Police.

Actuellement, l’effectif de la police de Montréal est d’environ 5700 hommes et femmes, dont plus de 4200 policiers. Il y a cent ans, la police recrutait ses agents pour leur force physique, aujourd’hui, le niveau d’éducation des policiers dépasse le niveau moyen de l’enseignement au Québec.

service de la police de montréal

La police de Montréal (enquête sur les lieux d’un attentat, parc MacKenzie-King). Photo : © GrandQuebec.com

Pour en apprendre plus :

4 Comments

  1. Joël Bériault

    2010/10/28 at 8:04

    Avez-vous une liste de chefs de police de Montréal pour le XXe siècle?
    Plus précisément, un chef de police Théorêt?
    Merci.

  2. André Robichaud

    2015/02/18 at 12:24

    Bonjour
    Est-ce que le musée de police renferme des informations sur le service de police de Lachine, particulièrement sur l’officier Paul Lauzon nommé
    chef de police en 1940 et qui fut blâmé en 1941 pour la RCMP pour son manque de collaboration lors de l’emprisonnement de citoyens d’origine Italienne soupçonnés d’entretenir des liens avec le régime fasciste de Mussolini.
    Merci de votre collaboration

  3. diane durocher

    2015/12/07 at 4:54

    rechercher information arriere grand-pere chef de police a la Lachine, son prenom je crois etait louis durcher, je vous remercie de votre attention

  4. Rivet, Claude

    2016/02/15 at 5:25

    Il est faux de prétendre que Mme Juteau était la seule policière du Québec en 1975.. Ils y avaient aussi des policières à la ville de Montreal . Ces policières avaient été engagées durant l’année 1947. C’étaient des pionnières …….. Certe leurs rôles étaient différents mais elles étaient considérées comme étant des policières …….. Et je parle en connaissance de cause car ma mère, policière Lucille Hebert , en faisait partie. Ma mère a pris sa retraite en 1983…… Voilà une partie de l’histoire de la police de Montreal

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