Histoire de Montréal

Montréal : 1760 – 1850

Montréal : 1760 – 1850

1760 – 1850

Incertitude politique et développement économique

Après la Conquête (1760) Montréal vit dans l’incertitude quant à son avenir. Ainsi il faut attendre plusieurs années avant qu’un gouvernement civil ne soit mit en place, mais C’est chose faite en 1764, mais dès lors, les citoyens de langue française se trouvent exclus du pouvoir décisionnel. Chaque fonctionnaire d’un poste relativement important doit prêter le serment du Test : serment de fidélité et d’allégeance à la couronne britannique et à la religion anglicane.

C’est en 1774 que l’Acte de Québec entre en vigueur, et le serment du Test est aboli. Dès lors, les francophones ont accès aux postes leurs ayant jusqu’alors échappé.

Par contre, dans les années 1760, le fleuron économique de Montréal, c’est-à-dire le commerce des fourrures, échoit à un petit nombre de marchands écossais et anglais.

En 1775-1776, la guerre de l’Indépendance fait rage chez les voisins du Sud. Les Américains envahissent Montréal et l’occupent pendant quelques mois. En fait, ils tentent de soulever la population francophone et anglophone contre Londres, mais sans succès.

Après le triomphe de la révolution américaine, de nombreux Loyalistes d’origine américaine qui désirent rester fidèles à la couronne britannique, affluent à Montréal et un peu partout dans la colonie. Cette première vague d’immigrants de langue anglaise change la composition ethnique de la ville. Désormais, pendant plusieurs décennies, la moitié de la population de la ville ou presque sont des anglophones (entre 1831 et 1866 la population de la ville sera majoritairement anglophone).

Entre les années 1812 et 1815, la guerre sévit à nouveau entre l’Angleterre et les États-Unis. Une fois de plus, les Américains remontent jusqu’à Montréal et tentent de soulever ses habitants contre la métropole. Une fois encore, la population de Montréal opte pour la neutralité ou pour le soutien du Royaume Uni.

Dès 1815, alors que la paix est rétablie, beaucoup d’immigrants en provenance de la Grande Bretagne débarquent à Montréal et dans la colonie. Ce sont surtout des Irlandais qui fuient la terrible famine qui sévit chez eux, et plusieurs d’entre eux choisissent la ville pour leur nouveau foyer.

D’autres immigrants ne font qu’y passer avant de se rendre plus à l’ouest, où de nouveaux territoires viennent d’être ouverts à la colonisation. Comme que ce soit, Montréal est encore une fois un lieu privilégié pour vendre les marchandises qui vont servir au développement du nouveau territoire qui allait devenir l’Ontario.

Parallèlement à l’arrivée massive de colons de langue anglaise, les Canadiens français connaissent une croissance démographique remarquable, ce qui ne leur suffit toutefois pas pour se maintenir en majorité a Montréal.

Au milieu du XIXe siècle, la population de Montréal dépasse celle de Québec, devenant du même coup la plus grosse ville du Canada.

Les différents groupes ethniques se répartissent dans divers secteurs de la ville. Les francophones occupent surtout l’est, les Irlandais, le sud-ouest, les Anglais et les Écossais s’établissent dans l’ouest. Ce modèle d’occupation du territoire persistera d’ailleurs de façon plus ou moins homogène jusqu’à ce que d’autres vagues d’immigration viennent modifier le visage de la métropole québécoise et canadienne.

En 1843, avec l’union du Haut et du Bas Canada conclue en 1840, Montréal devient la ville capitale du Canada Uni, mais ce fait entraîne un autre conflit inter-ethnique : Le Parlement du Canada-Uni sera incendié par les bourgeois anglophones en 1849 et c’est sous d’autres cieux que s’établira la capitale du pays.

maison victorienne à montréal

Maison résidentielle victorienne. Photo : © GrandQuebec.com

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