Histoire de Montréal

Contrat des métiers de la construction

Contrat des métiers de la construction

Le nouveau contrat des métiers de la construction de Montréal

Le projet de contrat collectif de travail soigné dernièrement par les unions internationales et les syndicats catholiques du bâtiment et la Chambre de construction de Montréal, est publié cette semaine dans la Gazette Officielle de Québec. Il sera mis en vigueur dans une trentaine de jours, si aucun des intéressés ne s’y objecte au cours du délai prévu par la loi.

Les plus importantes modifications pour les ouvriers sont celles qui ont été apportées aux salaires et à la juridiction territoriale. Les unions ont, en effet, obtenu une augmentation de cinq pour cent pour tous les métiers et une juridiction plus vaste. Le territoire où s’applique maintenant la convention comprend l’île de Montréal, l’île Bizard, St-Vincent-de-Paul, l’Abord-à-Plouffe, Laval-des-Rapides, Montréal-Sud, Longueuil, St-Lambert et St-Hubert.

Le contrat s’applique toutefois à toute la province pour les métiers de travailleur du fer structural, d’opérateur de machines génératrices à vapeur, de chaudronnier, de poseur de tuile, de poseur et de polisseur de terrazzo, de plâtrier et d’érecteur d’acier de renforcement.

La juridiction professionnelle comprend, d’autre part, tous les travaux du bâtiment, de construction et de génie civil, y compris les opérations d’ouvriers qualifiés employés dans les édifices publics faisant du travail de paysagiste (excepté le travail d’entretien), travaillant sur les routes. La juridiction couvre aussi tout travail d’érection, de réparation et de démolition.

Le contrat collectif limite la durée du travail à quarante-quatre heures par semaine, comme l’an dernier. Il prescrit que les heures supplémentaires seront rémunérées taux et demi, mais il y a aussi certaines restrictions pour des cas particuliers. Les ouvriers ne travailleront pas certains jours de fêtes religieuses et civiles.

S’ils sont forcés par les circonstances de se rendre à l’ouvrage, ils recevront double salaire. Des conditions spéciales et des salaires sont établis pour les apprentis.

Voici le barème de salaires dont bénéficieront ces ouvriers cette année :

Couvreurs d’amiante 69c de l’heure ; chaudronniers, érecteurs comprenant les mécaniciens de machines génératrices à vapeur, 87c; aides, 64 c ; briqueteurs et poseurs de blocs de ciment, 92 c ; calfats (construction), 53 c ; charpentiers, menuisiers et mécaniciens (millwrights) dans la construction, (y compris les opérations suivantes : formes à béton (boutique ou chantier), érection de paravents (bois ou métal), châssis, fenêtres, westhersttrips, bardeaux de bois, divisions en acier et ameublement tels que comptoirs et tablettes (fixes ou mobiles), 81c ; finisseurs de ciment, 64c ; poseurs de liège isolateurs, 69c ; électriciens, 87c  : opérateurs de grues, 76c ; opérateurs de malaxeurs à vapeur, 64c ; opérateurs de malaxeurs à gazoline, 58c ; opérateurs de compresseurs, 58c ; porteurs d’oiseaux, 53c ; paysagistes (non-qualifités), 40c : poseurs de lattes en métal, 87c ; poseurs de lattes en bois ou en tout autre matériel, 64c ; poseurs de lattes en bois (au mille), $3.68 ; poseurs de linoleum et muroleum, tuiles et feuilles, caoutchouc, tuiles et feuilles, cireurs et polisseurs et poseurs de de tuiles en asphalte, 60c ; aides et apprentis, 40c; préposés aux bouilloires (travail de plancher seulement), 64c ; poseurs de marbre, 92c; maçons (pierre) y compris tailleurs sur chantier), 92c ; poseurs de planchers en mastic, 76c ; finisseurs de planchers au mastic, 58c ; peintres, opérateurs de machines à asperger, décorateurs, 78c; vitrier (boutique ou chantier), 74c ; peintres (fer structural), 74 c ; plâtriers (uni ou d’ornement), 90c ; couvreurs (composition ou sable), 58c ; gréeurs, 58c.

Ouvriers toliers (érection) – (ardoise, tuiles et bardeaux autre que ceux en bois) comprenant les divisions en acier pour les chambres de toilette et les tablettes, 79c ; opérateurs de pelles (à vapeur, gazoline ou électricité), $46,20 ; lorsque employés moins que 44 heures pendant une semaine, $1,04 ; érecteurs – fer structural (toutes catégories), 87c ; poseurs de tuile, 81c ; poseurs de terrazo, 81c ; opérateurs de machines à polir le terrazo (sec), 58c ; opérateurs de machine à polir le terrazo (humide), 53c ; transport général par camion et remorquage, 35c ; charretiers, conducteurs d’attelage double, 35c.

Vérificateurs du matériel et pointeurs (sans limite de la durée journalière du travail), $20.80 par semaine ; surveillants (sans limite de la durée journalière du travail), $17.33 ; surveillants employés également comme chauffeur et devant posséder un certificat de 4e classe (sans limite de la durée journalière du travail), $26.25 ; hommes de cour (sans limite de la durée journalière du travail). $20.80.

Autres nouvelles du monde ouvrier

Avis de la C.T.C.C. aux fédérations, conseils centraux et syndicats

Les fédérations, les conseils centraux et les syndicats catholiques affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada sont priés de prendre note de l’avis suivant au sujet des résolutions qu’ils veulent soumettre au congrès annuel de Hull. Voici l’extrait des règlements de régie interne de la C.T.C.C. Auquel ils doivent se conformer :

Article 27 : « Toutes les résolutions qui doivent être soumises au congrès de la C.T.C.C. devront passer tout d’abord par les fédérations ou conseils centraux, selon le cas ; les fédérations et les conseils centraux devront faire parvenir les dites résolutions au secrétaire général de la C.T.C.C. au moins trente jours avant la date d’ouverture du congrès ».

Réunion du syndicat des employés municipaux

Le syndicat des employés de la Cité tiendra sa réunion ordinaire ce soir, à 8 heures, à la salle de l’école Salaberry, située à l’angle des rues Robin et Beaudry, sous la présidence de M.-A. Courcelles. Les directeurs donneront divers renseignements de première importance sur leurs travaux et sur l’assurance-chômage. Plusieurs invités d’honneur seront aussi présents.

(Mardi, 1er juillet 1941).

« Qui habite cette maison ? – Je ne sais pas, – répondit l’homme. André lui mit dix réaux dans la main et ajouta: – Dis-le-moi tout de même. ». (Pierre Louÿs, La Femme et le Pantin.)
« Qui habite cette maison ? – Je ne sais pas, – répondit l’homme. André lui mit dix réaux dans la main et ajouta: – Dis-le-moi tout de même. ». (Pierre Louÿs, La Femme et le Pantin.) Photographie de Megan Jorgensen.

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