Histoire de Montréal

Combat de coqs

Combat de coqs

Des combats de coqs à Montréal

Si ses soirées de combats de coqs n’étaient pas régulières, elles avaient lieu d’une manière épisodique et attiraient toujours de nombreux spectateurs, malgré une promotion forcément limitée au bouche à oreille.

À preuve celle qui eut lieu le 19 décembre 1904 et dont le quotidien La Presse traitait dans son édition du lendemain.

Selon le journaliste de La Presse, les quelque 300 à 400 spectateurs étaient venus d’aussi loin que Québec, Kingston, Ottawa, Valleyfield et Saint-Hyacinthe pour assister à cette longue soirée, sur la seule foi du bouche à oreille devant la discrétion dont on entourait forcément la préparation des soirées du genre. Parmi eux, le journaliste avait relevé des professionnels, des marchands, des agents d’assurances, des hôteliers, etc. En somme, il n’y avait pas que pauvres hères en mal de sensations fortes sur les lieux.

La soirée avait commencé avec 7 heures du soir et s’était poursuivie jusqu’au lendemain matin. À son départ, à 5 heures, le journaliste avait assisté à 18 combats, avec des mises totales de $2 800,50. Pour les 18 combats, la durée moyenne avait été de 13 minutes.

Treize minutes de trop dans chaque cas?

Voici un extrait du texte publié dans La Presse :

Un combat épique et sans doute cruel

Le dixième combat avait été le plus « passionnant ».

Il se termina d’une façon très curieuse. Ni l’un ni l’autre des deux volatiles n’avaient pu blesser grièvement son adversaire et tous deux étaient épuisés après cette longue lutte. L’un des deux, cependant, paraissait plus vigoureux et semblait avoir quelques chances de triompher finalement. Juste à ce moment-là, le plus faible, à bout de force, se laissa choir dans l’arène, où il resta sans bouger.

Les partisans d’autre coq poussèrent un cri de triomphe.  Cependant, à leur désappointement, et à leur confusion, le coq resta sur ses pieds au lieu de fondre sur son adversaire, et se sauva parmi les spectateurs. La victoire fut en conséquence accordée à l’autre qui était mourant et qui n’avait pas fui parce qu’il en était incapable.

Combat de coqs

Combat de coqs

Combat de coqs en Flandres. Peinture de Rémy Cogghe. 1889

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