Histoire de Montréal

Cimetières

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Les cimetières

Avant 1811, le cimetière catholique de Montréal se trouvait sur la rue Saint-Jacques, à l’endroit occupé aujourd’hui (note de GrandQuebec : décembre 1884), par le magasin du tailleur Gibb et le bloc Barron, entre la rue Saint-François-Xavier et la rue Saint-Jean. Sur ce site ont été construits plus tard de spacieux édifices des assurances Gardian et London and Lancashire.

En 1811, on ferma ce vieux cimetière pour en ouvrir un nouveau cimetière sur le terrain où se trouvent aujourd’hui l’Évêché et la place Dominion (aujourd’hui, place du Canada).

Lorsque l’on creusait les fondations du bloc Barron, en 1810, on découvrit une quantité considérable d’ossements qui avaient été laissés dans l’ancien cimetière.

Avant 1836, on n‘avait jamais eu de corbillards. Le cercueil était porté à l’église par quatre hommes sur un brancard. Lorsque la maison mortuaire n’était pas à une grande distance de l’église paroissiale, le clergé précédait le convoi funèbre.

Le premier corbillard est introduit en 1836 par J. B. Sancer, le bedeau de Notre-Dame de Montréal. En cumulant les fonctions de bedeau et d’entrepreneur de pompes funèbres, M. Sancer, qui tenait un magasin d’horloger sur la rue Notre-Dame ouest, près de l’église des Récollets, réussit à s’amasser une fortune considérable.

Le prédécesseur de M. Sancer à Notre-Dame était M. Louis Ganse. À la suite de difficultés avec les marguilliers, qui dataient du mois de septembre 1830, il abandonna sa charge à la fin de l’année 1831. C’est au mois de janvier suivant que M. Sancer était nommé premier bedeau.

En face de la place d’Armes, là où se trouve bâtie, aujourd’hui, la Banque de Montréal, se trouvait une chapelle funèbre et une maison où M. Sancer tenait un assortiment de cercueils pour tous les goûts. C’est aussi dans cette maison qu’avaient lieu les assemblées de la Fabrique.

En 1854, l’œuvre de la Fabrique de Notre-Dame ouvrit le cimetière de la Côte-des-Neiges (aujourd’hui, cimetière Notre-Dame-de-Grâce) qui avait alors un front de cinquante arpents, une profondeur de vingt-trois et une superficie de cent quinze.

Aujourd’hui (en 1884), le cimetière actuel a une superficie de plus de 300 arpents. Le terrain pour agrandir le cimetière de la Côte-des-Neiges fut acheté en 1884, du docteur Beaubien pour la somme de $1,200 (note de GrandQuebec : cette superficie a encore été augmentée, depuis, de plus d’un tiers).

(Le vieux bon temps, Hector Berthelot, 1884).

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