Histoire de Montréal

Une cheminée coriace

Une cheminée coriace

Une cheminée coriace

La promesse d’un spectacle grandiose n’a été tenue qu’à moitié hier, le 17 avril 1988, dans le quartier Saint-Michel à Montréal : une des deux cheminées de l’ancienne cimenterie Miron a refusé de tomber.

Le dynamitage, commencé à 16 heures sous les yeux attentifs d’une foule de plus de 50 000 personnes, a été interrompu à 18 heures 25, après deux tentatives manquées, sur ordre de la Commission de la santé et sécurité du travail – CSST.

L’opération doit reprendre dans les prochains jours, après que la compagnie Adanac aura présenté de nouveaux plans de démolition à la Ville de Montréal et à la CSST.

La cheminée, haute de 367 pieds, a fait un bond de quelques pieds dans les airs avant de retomber sur son socle. Plus d’une heure après l’écroulement de la première cheminée, à 17 heures 20, elle était toujours debout, mais loin d’être aussi solide qu’avant l’opération. Quelque 150 livres de dynamite et de plastic avaient ébranlé sa base.

Les spécialistes de la firme Dynafor, vêtus d’une combinaison orange, sont retournés sur les lieux pour appliquer une couche de plastic. Croyant que la quantité suffirait à la faire tomber, comme un arbre dont on a entaillé la base, ils ont compté : trois, deux, un… Boum!

Mais une fois le nuage de fumée dissipé, la cheminée est réapparue. Aussi grande et droite qu’avant.

(C’est arrivé le 17 avril 1988)
 

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