Histoire de Montréal

Châtiments à Montréal

Châtiments à Montréal

Châtiments à Montréal

Dans la première moitié du XIXe siècle, la justice se réalisait sans délai à Montréal. On pouvait pendre celui qui avait volé une vache, un cheval ou un cochon. Le criminel qui commettait un vol domestique dont l’objet avait une valeur supérieure à deux louis sterling, était pendu.

En 1830, un jeune homme de 18 ans monta sur l’échafaud et fut pendu pour avoir volé à son maître une montre d’argent d’une valeur de 16 dollars.

Dans les cas d’homicide, on infligeait aussi le supplice de la marque. Le condamné était marqué dans la paume de la main droite avec un fer rouge portant les lettres G.R. (Georges Roy – King George). Le bourreau appliquait le fer une fois la séance de la cour levée, sans aucun délai. L’opération avait lieu derrière la salle des séances de la cour des sessions de quartier. On appliquait le fer trois fois sur la main du prisonnier. À chaque application, le condamné devait crier : Vive le Roi! S’il se taisait, on interprétait son silence comme un refus de montrer sa loyauté et le fer rouge était maintenu sur sa paume jusqu’à ce que l’homme se décide à prononcer ces mots.

Les criminels qui s’étaient rendus coupables de petits larcins, étaient soumis au supplice du fouet. C’était le châtiment des voleurs, des récidivistes et des propriétaires de maisons malfamées. Pour la flagellation, on attachait leurs mains à un poteau planté près du monument à Horatio Nelson, sur la Place Jacques-Cartier. Il arrivait rarement qu’il y ait effusion de sang, car le fouet n’était pas administré aussi fortement que dans l’armée. Pour un supplicié, il était courant de chanter devant le peuple: Ça, c’est un game! (game – jeu en anglais).

La pendaison a été supprimée beaucoup plus tard au XXe siècle. Les châtiments corporels ont été interdits par un arrêt du maire de Montréal vers la fin du XIXe siècle.

(Informations tirées du livre d’Hector Berthelot, Le Bon Vieux Temps, Librairie Beauchemin Ltd, Montréal, 1924).

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